God of War : 5 raisons de jouer au divin jeu vidéo de ce début d’année

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MONUMENTAL – Cinq ans que les fans l’attendaient, deux ans que Sony leur montrait par bribe. Et ils ont été récompensés de leur patience. Disponible depuis quelques jours, God of War est une exclusivité PlayStation de haut vol à ne surtout pas manquer. On vous donne des raisons de croire en (ce demi-)dieu.

Il trône un peu partout, placardé sur les murs, les abris-bus, en spots publicitaires à la TV ou dans les magazines. Sony n’a pas fait dans la discrétion pour annoncer le retour du demi-dieu le plus célèbre de la planète jeu vidéo sur PlayStation 4 et c’est amplement mérité tant ce God of War 2018 est une excellente cuvée.


Voilà cinq ans que les fans de Kratos l’attendaient de pied ferme, depuis un dernier opus sur PS3 qui montrait à quel point la franchise prenait du galon. Une nouvelle génération de console plus tard, le voici donc sur PS4 plus fort, plus exalté que jamais. Et surtout, accompagné ! Cette fois-ci, Kratos nous embarque dans son aventure avec son fils Atreus alors que la mère de ce dernier vient de décéder (la seconde du dieu de la Guerre qui a déjà perdu femme et fille dans les épisodes précédents). Père et fils s’embarque dans une aventure haute en couleurs pour honorer la mémoire de la disparue qui souhaitait que ses cendres soient éparpillées au sommet de la plus haute montagne. Un périple initiatique où chacun va apprendre et en apprendre de l’autre. L’heure de la maturité a bel et bien sonné.

La relation père-fils remise au goût du jour

On est plutôt habitué aux jeux vidéo mettant en scène des duos de potes, des héros solitaires, des bandes de hors-la-loi éventuellement ou au mieux des personnages accompagnés de leur animal. La relation filiale dans la sphère vidéoludique n’a que trop rarement été exploitée. Elle est ici au cœur de ce God of War qui voit pour la première fois l’un des héros les plus bourrus du catalogue montrer un peu plus d’humanité et de chaleur. Certes, avec un ton un peu musclé parfois et un côté taiseux prononcé quand Atreus est insouciant, susceptible, parfois trop enjoué ou désireux d’aller plus vite que la musique. Son père sait alors le rappeler à l’ordre et parfaire son apprentissage avec une bienveillance toute nouvelle. 


Ce duo qui cherche à se comprendre et à se soutenir coûte que coûte n’est pas sans rappeler celui de circonstance composé de Joel et Ellie dans The Last of Us. Kratos, désormais barbu pour montrer qu’il a vieilli, ne veut rien laisser transparaître et, comme Atreus, on n’en apprend qu’au compte-gouttes des raisons qui l’ont poussé à finir au milieu de la forêt et sur les derniers interrogation de sa vie. A travers le royaume de Midgard, Atreus va découvrir la vraie nature de son père autant qu’il va comprendre le destin qui l’attend. Une ode à la filiation, aux liens du sang, au travail du deuil aussi et à la maturité à travers cette odyssée familiale et philosophique sur qui on est ou pourrait devenir.

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God of War : un nouveau trailer sur les relations père-fils (en anglais)

Des graphismes éblouissants

Avec la puissance des dernières machines, nous sommes désormais en droit d’espérer à chaque jeu vidéo qui pointe le bout de son pixel quelques prouesses graphiques. Et ce God of War répond largement aux attentes. Il a pris son temps pour peaufiner chaque détail et le résultat est juste spectaculaire dans les jeux de lumière, les textures, les décors et cette nature sauvage omniprésente. C’est oppressant à souhait et contribue largement à l’atmosphère du jeu. Que la montagne est belle, disait le poète. Visuellement, elle est plus vraie que nature sur certains plans. La forêt est vivante, troublante et étourdissante. Le monde de God of War n’est pas totalement ouvert, mais qu’importe. On s’y balade avec frénésie en quête d’éléments, d’argent. Même les monstres sont impressionnants tels ce Jörmungandr, un serpent géant de Midgard, tout droit échappé de la mythologie nordique. Et le tout est accompagné d’une musique somptueuse


Elément qui peut parfois être perturbant, la caméra qui marche dans les pas de Kratos ne virevolte pas sans raison sur les scènes de combat (merci aussi au clic sur la croix qui permet de se remettre directement face à un adversaire). Le jeu n’est pas seulement cinématographique par ses choix scénaristiques et sa mise en scène (et ses multiples cinématiques). Il l’est aussi par ses plans de caméra intelligemment élaborés et ça fait du bien aux yeux. On regrettera juste que les sous-titres soient aussi petits même sur un grand écran. Dans cette catégorie-là, il n’y a sans doute que Rockstar Games (GTA V, Red Dead Redemption) qui arrivent à miniaturiser encore plus…

Un jeu d’aventure accessible

La saga God of War était avant tout connue pour mettre davantage l’accent sur les combats, Kratos enchaînant les coups face à des adversaires multiples. Cette fois-ci, Santa Monica Studio a revu sa partition et a basculé du jeu de baston au jeu vidéo d’aventure et de rôle, rendant le dernier opus beaucoup plus accessible. Avec son héros, c’est tout le jeu qui a été repensé. Les combats sont toujours là et multiples. Kratos a Leviathan, sa hache, pour expédier les adversaires au tapis et peut jouer des poings si besoin. Il a aussi le soutien d’Atreus qui, de son arc, peut étourdir les monstres voire les tuer. Et au fil du temps, améliorant sa technique, il s’avèrera de plus en plus utile au combat C’est plus simple qu’avant et plus facile à maîtriser, quel que soit le niveau du joueurs, mais cela nécessite encore heureusement un peu de réflexion pour jauger du rôle de chacun. 


Le jeu compte son lot de quêtes parallèles, de découvertes à faire (langage à déchiffrer, objets à rapporter, artefacts à trouver, etc.), d’amélioration à faire d’armes ou tenues (crafting) comme dans d’autres jeux du moment. Le monde est faussement ouvert, mais on s’y plaît quand même et, au moins, on ne risque pas de s’y perdre ou de s’éloigner un peu trop loin de notre quête principale. Errez au maximum pour la beauté des lieux mais aussi découvrir quelques éléments-clé pour la suite de l’aventure, croiser des personnages qui vous livreront des informations essentielles. C’est assez convenu pour 2018, mais toujours aussi efficace et apprécié dans un jeu vidéo.

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Portrait Gamer : Jean-Baptiste Maunier se verrait bien en Kratos

Une valeur sûre du jeu vidéo

Lancé en 2005 sur PlayStation 2, God of War (premier du nom) puisait initialement son inspiration dans la mythologie grecque avant de bifurquer désormais vers les dieux nordiques. A l’origine, Kratos est un chef guerrier né à Sparte qui a obtenu des super pouvoirs en prêtant allégeance aux dieux grecs (attention quand il se met en colère…). La trilogie initiale avait mené le musculeux combattant au Panthéon des héros emblématiques du jeu vidéo en misant sur la baston rythmée. Dans le troisième épisode central sorti en 2010 (il y a huit déclinaisons toutes consoles confondues de God of War), Kratos finissait par avoir raison de Zeus dans un ultime combat d’envergure. Le voici de retour dans les royaumes nordiques, plus assagi avec le temps. La saga n’a pas pris une ride. Au contraire, elle s’offre un joli lifting graphique et repense sa recette sans faire une croix sur ses fondamentaux. Les joueurs l’ont bien compris. En trois jours seulement, le jeu God of War s’est écoulé à plus de 3,1 millions d’unités à travers le monde, a annoncé Sony. Et ce n’est sans doute que le début d’un grand succès pour ce jeu qui figurera dans toutes les bonnes vidéothèques.

Rien à payer, juste le plaisir de jouer

A l’heure où on a l’impression que le jeu vidéo ne se vit qu’en multijoueur et en ligne, qu’à canarder ses adversaires pour rire ou plus sérieusement, on apprécie toujours autant les jeux cinématographiques et narratifs, posés et réfléchis. Quelque part destinés à un public plus mature mais pas seulement. Ici, pas question de payer pour faire progresser Kratos. Vous pouvez éventuellement pister les malles pour récupérer des éléments qui vous permettront d’améliorer l’endurance, l’armure, la tenue et d’autres traits de votre personnage. Mais au pire, il vous faudra résoudre des mini-puzzles, pister des symboles dans les cas les plus complexes. Pas de "games as a service" en vue.

Notre avis sur God of War

Si vous n’aviez pas encore investi dans une console PlayStation 4, God of War s’avère tout à faire le genre de jeu à vous faire basculer. C’est beau, agréable et addictif (et un sacré défouloir sur les combats !). Les amateurs de scénario vont être ravis. On déambule dans les pas de Kratos avec délectation. On se plaît à comprendre son histoire avec son fils Atreus, leurs évolutions et prises de conscience, même si parfois il y a surabondance de dialogues à la limite du décrochage alors qu’on préfèrerait partir à l’aventure. En une grosse vingtaine d’heures, le jeu principal se boucle, un peu plus si vous êtes pris d’envie de balade. On salue le choix d’avoir levé le pied sur la violence pour mettre l’accent sur l’histoire et la psychologie.


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