Windows : la faille de la discorde entre Google et Microsoft

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SILICON VALLEY - Dans un billet de blog publié ce lundi, Google a dévoilé une faille critique dans Windows. Le hic, cette annoncé s’est faite dix jours seulement après que Microsoft ait été averti. Ce qui n’a pas plus au groupe américain. Explications.

Dans la Silicon Valley, bastion impitoyable du capitalisme, tous les coups sont permis pour écraser la concurrence. Dernier exemple en date de cette bataille enragée que se livrent les géants de la tech’ : lundi dernier, une équipe de chercheurs en sécurité informatique de Google a rendu publique dans un billet de blog l’existence d’une faille "critique" et "activement exploitée" dans Windows, le système d’exploitation de son grand rival Microsoft.


D'ailleurs, Google n’hésite à en rajouter une couche et à se montrer particulièrement alarmiste, tout en restant suffisamment discret pour ne pas servir d'aide à d’éventuels hackers. Comme vous pouvez l’imaginer, cela n’a pas vraiment plus à Microsoft. Un porte-parole du groupe, contacté par le site VentureBeat, a répondu lundi en accusant la firme de Moutain View de mettre "potentiellement en danger les utilisateurs" de Windows. Ce mercredi, toujours aucun correctif n'a été déployé par Microsoft.

Chrome mis à jour pour protéger ses propres utilisateurs

Effectivement : dans son billet de blog, Google ne donne aucun conseil précis aux utilisateurs de Windows afin qu'ils puissent prendre des mesures pour se protéger, si ce n’est d’attendre une mise à jour de Windows. En revanche, il a indiqué que son navigateur Chrome avait été mis à jour pour protéger ses propres utilisateurs. Une méthode plutôt radicale que la firme de Mountain View assume


En 2013, Google avait annoncé la mise en place d'une équipe dédiée à la recherche de failles informatiques : "Sept jours est un délai très serré, et cela peut être trop court pour que certaines entreprises mettent à jour leurs produits, mais cela devrait suffire pour qu’elles publient des conseils pour limiter les risques", expliquait à l'époque le géant de l'Internet. Microsoft est aujourd'hui le premier à faire les frais de cette politique. 

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