Google rend homme à Olympe de Gouges, pionnière du féminisme

Google rend homme à Olympe de Gouges, pionnière du féminisme

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INTERNET – Olympe de Gouges est née il y a 266 ans jour pour jour, le 7 mai 1748. Libre et indépendante, elle restera dans l'histoire comme la première des féministes, rédigeant notamment en 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Si la révolutionnaire n'est pas encore entrée au Panthéon, elle est aujourd'hui célébrée par un Google Doodle. Comme une e-consolation.

Le cran d'Olympe de Gouges n'aura eu d'égal que son humanisme. À l'heure où la Révolution française fait rage, cette petite-bourgeoise née à Montauban le 7 mai 1748 ne s'en laisse pas compter face à l'hyper suprématie masculine de l'époque : maniant la plume avec talent, c'est elle qui rédige en septembre 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, devenant ainsi la toute première féministe de l'histoire.

En ce jour anniversaire de sa naissance, et alors que, 266 ans plus tard, les femmes se battent toujours pour être les égales des hommes, Google lui rend hommage avec un Doodle la représentant en oratrice invectivant la foule. Car celle qui fut avant tout une femme de théâtre était également une brillante femme politique. Outre son combat pour le droit des femmes, elle fut une fervente opposante de l'esclavage et dénonça dans plusieurs de ses pièces le sort des Noirs et des esclaves des colonies.

Toujours pas au Panthéon

Une verve cinglante et des positions qui ne manqueront pas de marquer (et choquer) les esprits. D'autant que la jeune femme gardera son indépendance jusqu'au bout : après la mort de son premier mari, beaucoup plus vieux qu'elle, elle refusera de s'unir à nouveau à un homme, préférant le célibat et les liaisons éphémères. Un combat pour la liberté des plus faibles et une indépendance d'esprit qui lui coûteront sa tête : Olympe de Gouges meurt guillotinée le 3 novembre 1793, à l'âge de 45 ans.

Célébrée, mais aussi décriée par des historiens comme Alain Decaux, la pionnière des féministes est pressentie depuis plusieurs années pour être la première femme à entrer au Panthéon (monument parisien où sont enterrés plusieurs personnages historiques célèbres et sur lequel est inscrit "Aux grands hommes la patrie reconnaissante"). Pas pour cette fois : au début de l'année, François Hollande lui a préféré deux résistantes de la Seconde Guerre mondiale. Pas encore de consécration, donc, mais enfin deux femmes au Panthéon. Nul doute qu'Olympe de Gouges aurait goûté la portée symbolique de l'événement.

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