Grève des transports : ces solutions de covoiturage qui peuvent vous aider à circuler

Grève des transports : ces solutions de covoiturage qui peuvent vous aider à circuler

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ORGANISATION – Dès le 3 avril, à raison de 2 jours sur 5, la grève promise par les syndicats de la SNCF pourraient mettre les nerfs des usagers à rude épreuve. C’est peut-être le moment de vous préparer à faire du covoiturage pour survivre aux problèmes de transport. D'autant que certaines applis vous offriront le trajet.

Pas de train ou de RER ? Et pourquoi ne pas opter pour le covoiturage ? Depuis longtemps, l'Etat et les municipalités prônent le changement de mentalité vis-à-vis de la voiture, histoire d’éviter "l’autosolisme" qui commence à faire école dans l’Hexagone. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, ne cesse de vanter les mérites d’une mobilité du quotidien "plus solidaire, plus soutenable, plus propre, plus partagée et plus intermodale". Avec l’objectif aussi de répondre aux enjeux environnementaux en diminuant les émissions polluantes.

La région Ile-de-France a annoncé la mise en place d'un dispositif de gratuité des déplacements en covoiturage durant les grèves. Huit sociétés sont partenaires de l'opération (BlaBlaLines, Clem’, Covoit’ici, IDVROOM, Karos, Klaxit, Ouihop, Roulez Malin). Celle-ci sera reconduite les trois mois suivants si besoin. Les trajets seront remboursés sur la base de 10 centimes par kilomètre parcourus pour les conducteurs tandis qu'ils seront gratuits pour les passagers qui peuvent s'inscrire sur le site www.vianavigo.com. 

Le covoiturage veut être le sésame pour survivre aux grèves

Toutes les applis qui se sont lancées depuis plusieurs années suivent le même principe. Si vous êtes conducteur, il suffit d’aller sur le site ou l’appli, d’indiquer votre destination, le trajet prévu, l’horaire et le nombre de personnes que vous pouvez transporter. Les passagers intéressés n’auront plus qu’à réserver une place et à procéder au paiement. Les frais sont partagés équitablement. Et le conducteur a tout à y gagner financièrement.

Le covoiturage domicile-travail

Les solutions sont multiples depuis plusieurs années pour rallier en groupe son bureau depuis son domicile. Parmi les ténors du marché, on trouve BlaBlaCar (iOS/Android) qui s’est fait initialement connaître pour des longs trajets, mais tend à écourter les distances avec le lancement de l’appli BlaBlaLines (Ile-de-France, région de Toulouse et Grand Reims). Même Google Maps intègre désormais la solution BlaBlaCar parmi ses options de trajet (disponible sur iOS et Android).


Citygoo parle à ceux qui veulent fixer les règles. L'appli (iOS/Android) permet de payer en espèces ou par carte bancaire. Vous indiquez votre trajet et le prix que vous êtes prêt à payer. Une sélection de conducteurs apparaît et vous n'avez plus qu'à faire votre choix, même en dernière minute.

Si le prix reste important pour vous, La Roue Verte affiche les tarifs les plus intéressants. Mais il ne possède pas d'appli propre, juste un raccourci vers le site.


Si vous deviez vous rendre à l'aéroport, vous pouvez tenter la plateforme Car-Fly qui met en relation chauffeurs et voyageurs se rendant ou quittant le même aéroport. Il vous suffit de rentrer le numéro et la date de votre vol.

Le bus comme alternative

Si vous ne trouvez pas de solution en covoiturage ou ne vous sentez pas de monter dans la voiture d’un(e) inconnu(e), il vous reste le bus qui connaît un franc succès depuis le début des grèves SNCF avec des taux de réservation qui ont grimpé de près de 60%. Même BlaBlaCar ne s’y est pas trompé et la plateforme de covoiturage a décidé de se lancer sur le marché. A compter de ce vendredi 6 avril, elle va mettre en place trois lignes sur les axes "les plus prisés" parmi ses réservations habituelles : Paris-Lille, Paris-Rouen (dès lundi 9 avril) et Paris-Rennes (à partir du vendredi 13 avril). "La première idée, c'est d'offrir une solution de mobilité aux passagers qui sont en recherche" d'alternative "en ce moment", explique Nicolas Brusson, cofondateur et directeur général de BlaBlaCar.


Les trajets seront proposés les vendredis, dimanches et jours de grèves "à des prix fixes comparables à ceux du covoiturage". C’est le fruit d’un partenariat entre la plateforme et des compagnies de cars locales.

Certaines applis cassent les prix pendant la grève

Karos (iOS/Android) fait les yeux doux surtout aux Franciliens car deux trajets sont offerts quotidiennement aux possesseurs de Pass Navigo. Il est également possible d’opter pour un covoiturage 100% féminin. Pour les conducteurs, Karos remboursera l'essence 3€ minimum par trajet contre 1,50 € habituellement.


De son côté, Klaxit (iOS/Android), porté en partie par la RATP, a pris les devants en annonçant la gratuité des covoiturages sur l’ensemble de son réseau durant la grève (Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nantes, Rennes, Grenoble et Orléans). Cela signifie que les passagers voyageront gratuitement (dans la limite de deux trajets par jour et 20 km par trajet) tandis que les conducteurs seront indemnisés normalement (4 €/jour/passager pour 20 km). Dans les territoires partenaires qui subventionnent le covoiturage (Région Ile-de-France et Orléans Métropole), l’avantage sera doublé (40 km de gratuité et 8 €/jour/passager). N’oubliez pas d’enregistrer votre carte de transport dans l’appli pour bénéficier du trajet gratuit.

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Le multimodal (prendre différents moyens de transport : métro/TER/RER, bus, vélo, voiture), c’est aussi le cœur de métier de iDVROOM (iOS/Android), le service lancé par la SNCF en 2014. Il propose des trajets depuis ou vers une gare et suit généralement les arrêts de ligne de bus, de tramway, etc. Il est même possible d’opter pour un covoiturage entre femmes (option sur le site internet). Un forfait est disponible pour les étudiants.


OuiHop’ (iOS/Android/Windows Phone) est une sorte d’appli pour auto-stoppeur. Elle s’adresse surtout à tous les malheureux qui ont raté leur bus et ne veulent pas attendre éternellement à l’arrêt. Pour 2 € par mois, vous pouvez utiliser le service de manière illimitée. Tout fonctionne sur le mode de l’instantanéité et grâce au GPS des smartphone. Vous signalez où vous êtes et où vous voulez aller. Le conducteur aura lui préalablement indiqué son itinéraire. Si les deux correspondent, vous êtes chacun averti. L’utilisateur voit apparaître sur la carte les trajets des voitures à proximité et peut ainsi être pris en stop.

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Les revenus du covoiturage sont-ils imposables ?

Et si votre entreprise s'impliquait dans le covoiturage ?

De plus en plus d’entreprises commencent à opter pour du covoiturage organisé en interne. Cela passe par des plateformes mises à disposition par des sociétés extérieures (Karos, Klaxit). Les inscrits se mettent en relation pour trouver des covoitureurs qui correspondent à leur trajet et leurs horaires. L’entreprise peut rembourser tout ou partie des frais comme indemnité de transport. Et cela va souvent de pair avec un abonnement aux transports plus classique.


Il existe aussi désormais le Chèque Covoiturage. Conçu par la société coopérative Sctiy.coop, il a pour but d’inciter les salariés à opter pour le transport partagé au moyen de chèques dématérialisés. L’entreprise prend en charge financièrement les trajets réellement effectués en covoiturage par les salariés. Un système qui permettrait d’intégrer toutes les parties concernées (institutions, collectivités, opérateurs, etc.). Le concept est actuellement expérimenté par la région PACA.

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