High-Tech : ces trois innovations (vraiment) utiles

High-tech
DirectLCI
C'EST POUR DEMAIN - Loin des débauches de technologie du CES de Las Vegas, les innovations les plus probantes sont aussi parfois les plus simples, et les moins chères. Exemple avec une valise "smart" mais pas connectée, avec le dernier chargeur dont vous aurez besoin, et avec un successeur annoncé pour la bouteille Thermos.

C'était l'une des coqueluches du salon de Las Vegas : la valise intelligente, connectée, et autonome, un bagage cabine capable de vous suivre dans un aéroport, en utilisant votre smartphone comme une balise que la valise suivrait à la trace. À l'image, la surprise est totale, on se prend même à désirer un objet qui cache une surenchère technologique étonnante pour un simple bagage : roulettes motorisées, connexions sans fil, et surtout gestion du déplacement, capteurs et caméras pour éviter les obstacles et les voyageurs, c'est un peu comme si l'on avait mis l'essentiel d'une voiture autonome dans un bagage à main.


À y regarder de plus près, le vernis craquèle un peu. Non pas que ces valises, que l'on trouve chez trois startups, ne fonctionnent pas non, c'est surtout leur utilité réelle qui pose question. On doute d'abord de leur capacité à vous suivre efficacement dans des conditions réelles, dans une aérogare bondée un jour de grand départ, où il est déjà difficile de se frayer un chemin sa valise à roulettes à la main. Passons sur la gestion d'obstacles comme les marches, les escalators et le reste, le souci, c'est que vous allez devoir garder constamment un oeil sur votre super-valise pour vérifier qu'elle vous suit bien. À se demander si c'est elle qui est à votre service ou l'inverse. Et puis, à l'heure ou chaque kilo compte, il y a le poids de ces technologies : certaines valises pèsent plus de six à sept kilos à vide, quand nombre de compagnies ne permettent pas de dépasser dix à douze kilos en cabine. Fausse bonne idée, donc.

A l'opposé de l'échelle du "hype", un modèle récent de Samsonite, moins ambitieux, mais qui résout de vrais problèmes, pour beaucoup moins cher. Premier souci réglé ici : la portion congrue à laquelle sont désormais réduits les voyageurs en terme de bagages. Si cela fait longtemps qu'un billet d'avion ne comprend plus systématiquement un bagage en soute, certaines compagnies américaines, des low-cost aussi, font payer le privilège de placer une valise dans les coffres à bagages à bord. Ne vous reste plus que l'espace sous le siège de votre voisin de devant, et c'est bien là que les petites Samsonite sont sensées tenir, il y en a même toute une gamme, baptisée "Underseater". Le modèle "Uplite" que nous avons testé, permet en outre de dissimuler une batterie à l'intérieur de la valise, pour alimenter une prise USB sur le côté qui permettra de recharger votre smartphone même si votre vol low-cost ne propose pas de recharge à votre siège. Comptez 160 euros environ, le prix non plus ne joue pas l'esbrouffe.

Fini le casse-tête des chargeurs

Recharger, c'est aussi le métier de l'Energy Station, des français de X-Moove, qui ont créé ce qui ressemble bien à un chargeur universel. Ici, le problème à régler, c'est le fouillis de câbles, les chargeurs qui encombrent sacs à mains et tiroirs, sans jamais vraiment garantir que l'on ait le bon à portée de main. L'Energy Station, elle, est une solution fixe à installer au bureau ou à la maison. Elle n'occupe qu'une seule prise électrique, mais peut charger cinq appareils simultanément : trois prises USB pour brancher vos câbles pour iPhone, Android, ou tous ce qui se recharge sur un port USB. Le dessus de l'appareil est un chargeur sans fil pour les dernières générations de smartphones qui le supportent. Surtout, la station intègre un port à la norme USB-C qui peut délivrer 40 watts, assez pour recharger les ordinateurs portables compatibles, comme les dernières générations de Macbook. Au-delà de l'intégration, l'élégance du procédé, c'est la gouttière autour de l'appareil qui permet d'enrouler les câbles pour les dissimuler, et de pas recréer le spaghetti de câbles de votre vie d'avant. Soixante euros environ.

"Mon thé, je ne le bois qu'à 52 degrés"

Enfin, quelque part entre l'utile et le futile, on a beaucoup aimé la tasse connectée qui garde seule votre boisson au chaud. Un mug capable de faire infuser votre thé, ou de garder votre latte à la bonne température pendant plus d'une heure, le tout contrôlé par une application sur votre smartphone. De quoi vous éviter d'installer une bouilloire au bureau, la solution est assez élégante, et le design, tant de la tasse que de l'application, sont vraiment réussis. Comptez une centaine d'euros environ, moins cher que le modèle de voyage que la marque propose aussi.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter