Il avait "prédit" la pandémie : à Seattle, Bill Gates va faire distribuer des tests de dépistage gratuits du coronavirus

Un peu partout dans l'Hexagone, environ 1 500 tests au coronavirus peuvent être effectués quotidiennement. Mais ils ne sont pas systématiques. Quelle est alors la procédure pour être testé ?
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AUTO-TESTS - Convaincu que le combat contre le virus passe par un comptage plus réaliste du nombre de cas avérés, l'ex-patron de Microsoft va financer la distribution gratuite de tests de dépistage dans sa ville de Seattle. Pour lui, le coronavirus pourrait être l'épidémie du siècle.

Cinq millions de dollars. C'est la somme que vient de débloquer la Fondation Bill & Melinda Gates pour permettre la distribution gratuite de tests de dépistage aux habitants de Seattle. Par ce que l'on hésiterait à appeler un heureux hasard, la ville, foyer de l'infection aux États-Unis, est en effet aussi celle du fondateur de Microsoft. 

À ce jour, le nombre de cas vérifiés y dépasse la centaine. Mais le chiffre réel pourrait être bien supérieur. La différence s'expliquerait par les conditions drastiques imposées avant d'autoriser un test, de quoi garantir que les chiffres officiels aient un sérieux temps de retard sur l'étendue réelle de l'épidémie. C'est ce problème que Bill Gates veut régler, au moins à l'échelle de sa ville.

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En pratique,  dès que les tests seront disponibles, ils seront distribués à la demande dans la ville. Objectif : que toute personne présentant des symptômes puisse effectuer le diagnostic elle-même, en frottant un bâtonnet de coton au fond de ses narines. La Fondation dit pouvoir traiter rapidement des milliers de tests chaque jour et rendre des résultats sous 48 heures maximum. 

Les dépistages positifs seront notifiés aux malades, ainsi qu'aux autorités de santé publique. Les patients positif seront alors invités à remplir un questionnaire en ligne pour détailler leurs déplacements récents et les personnes avec lesquelles ils auraient pu être en contact. But avoué : mieux suivre l'évolution de l'épidémie et faire en sorte que des malades potentiels ne se déplacent pas à l'hôpital ou chez leur médecin.

Le coronavirus est-il la "maladie X" ?

En parallèle, l'organisation a aussi promis plus de 100 millions de dollars pour aider au développement de traitement d'un vaccin contre le coronavirus et pour aider à endiguer l'épidémie en Afrique et dans le sud de l'Asie. 

La démarche n'est pas une première pour la Fondation. Depuis deux ans, elle envoie ainsi des tests de dépistage de la grippe classique pour étudier la propagation du virus. Si Gates mobilise ainsi les moyens de sa Fondation, c'est parce que l'éventualité d'une pandémie meurtrière lui occupe l'esprit depuis longtemps déjà. Il y a trois ans seulement, il avait publiquement prédit l'arrivée dans la décennie d'une épidémie comparable à la grippe, mais capable de faire 30 millions de victimes à l'échelle de la planète. Une "Maladie X", qu'il imaginait "capable d'immobiliser nos économies et de plonger des nations dans le chaos." Jusque-là, le scénario du coronavirus semble coller de très près à ses prédictions.

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