TEST - PES 2019, le retour à une recette qui marche

DirectLCI
JEU VIDÉO - Un mois avant la sortie de FIFA 19, son concurrent direct, PES 2019 se met en jambes sur consoles et PC. Malgré la perte de la Ligue des champions et la Ligue Europa, le titre de Konami a gagné en subtilité avec une édition 2019 bien équilibrée et agréable à jouer. On a pris le jeu en mains et on vous livre nos impressions.

PES 2019 acte définitivement le retour en grâce de la franchise. Habituée à sortir avec son concurrent direct, FIFA (disponible le 28 septembre prochain), la simulation de football signée Konami débarque cette année sur consoles et PC, avec un peu d'avance, dès le 30 août, soit deux semaines plus tôt que le précédent opus. Après une édition 2018, qui avait fait table rase du passé pour s'imposer comme une vraie alternative à son rival historique, l'éditeur japonais a affiné sa formule pour pousser plus loin l'expérience joueur.


En ce jour de sortie, et après une nuit blanche passée manette en mains, LCI vous livre à tête reposée ses impressions. En matière de gameplay, PES 2019 n'a rien à envier à son rival d'EA Sports. Le titre de Konami se rapproche de l'excellence en termes de sensations de jeu. Il vaut clairement le détour même si tout n'est pas parfait sur d'autres aspects.  

Un gameplay proche de l'excellence

Disons-le tout de suite, Konami a réussi un coup de génie au niveau du gameplay. Les développeurs de PES sont parvenus à conserver la particularité du jeu, une construction lente et maîtrisée des actions, tout en ajoutant de la cohérence. Plus que jamais, le fait de s'appuyer sur le collectif se révèle un élément déterminant. Fini les rushs individuels au cœur de la défense. Un conseil : préférez toujours la passe au crochet, sous peine de le payer plus tard dans le match.


Car, c'est l'autre évolution notable de ce PES 2019, votre façon de jouer ou de diriger tel ou tel joueur va avoir une influence sur l'équilibre de votre équipe. Avec la Visible Fatigue, la gestion des efforts de chacun de vos joueurs est au cœur même du titre. Si vous poussez un joueur dans ses retranchements physiques, ce dernier va voir son impact sur le jeu diminuer. Il multipliera les mauvais appels, perdra le marquage sur un adversaire ou se montrera moins précis dans ses transmissions de balle ou ses frappes. C'est là que le coaching prendra tout son sens pour faire la différence. D'ailleurs, pour vous éviter de couper constamment votre partie pour procéder à vos remplacements, le jeu a emprunté le système de changements rapides à FIFA.

De plus, dans un souci d'accroître le réalisme, le studio a opté pour une personnalisation de chaque joueur. Cette fonctionnalité, appelée Magic Moments et composée de 39 traits techniques, vise à renforcer l'impact d'un joueur. Cela se traduit, par exemple, par une conduite de balle hors norme pour Lionel Messi, des frappes surpuissantes (imparables ?) pour CR7 ou une aisance technique au-dessus de la moyenne pour Neymar. À cela s'ajoute de nouveaux atouts. Un joueur, au profil super-sub, sera meilleur en rentrant en jeu plutôt qu'en débutant la rencontre.

Les licences, le gros point noir

Graphiquement aussi, PES fait un sens en avant. Déjà salué la saison passée, le moteur Fox Engine - le pendant de Frostbite utilisé pour FIFA 2019 - offre une modélisation toujours plus précise. Outre le physique des joueurs, retravaillé d'une année à l'autre pour coller au plus près de la réalité, le sentiment de regarder un vrai match de football retransmis à la télé est renforcé par les animations en jeu. Le côté figé, en termes d'expression faciales, s'efface au profit de jolis éléments visuels. On regrettera toutefois que l'ambiance sonore ne soit pas au niveau de l'impression visuelle. Comme l'an dernier, le duo de commentateurs, Grégoire Margotton et Darren Tulett, n'arrive pas à nous faire voyager, la faute à des interventions trop mollassonnes. 


Du coté des menus, les fans de la saga ne devraient pas être dépaysés. L'essentiel est là et les modes de jeu proposés (MyClub, PESLeague et sans oublier la mythique Ligue Masters upgradée) permettent de jouir d'un large éventail de possibilités. Outre le 2V2, la coopération 3V3 en local permet de profiter de PES 2019 autrement, en famille ou entre amis. 

Si tout cela a de quoi nous ravir, le bât blesse du côté des licences. Malgré l'obtention des droits de l'International Champions Cup, PES n'a pas contenu l'hémorragie en perdant la Ligue des champions et la Ligue Europa, parties chez la concurrence. En échange, Konami a récupéré les divisions de zone seconde (Russie, Belgique, Portugal notamment) et quelques licences officielles (Barcelone, Arsenal et Liverpool). Mais cela est bien trop maigre pour faire de l'ombre au mastodonte d'EA Sports, le seul à bénéficier de l'intégralité des droits majeurs des championnats du Top 5 européen. Cette absence de licences devrait pouvoir être atténuée par les patches d'évolution de la communauté PES, à l'exception des possesseurs Xbox One.


Si sur cette question des licences et du contenu in-game, PES 2019 a du mal à rivaliser avec son concurrent direct, FIFA 19, la franchise de Konami s'appuie sur ce qu'elle sait faire de mieux depuis toujours : essayer de rendre le football plus authentique de jamais.

PES 2019 - En vente le 30 août 2018 - PEGI 3

Disponible sur PS4 (version testée), Xbox One et PC

À partir de 59,99€ (49,99€ sur PS3 et Xbox 360)


Précisions : au moment de la réalisation de ce test de PES 2019 sur PS4, les serveurs n'étaient pas encore ouverts. De fait, nous n'avons pas pu juger des modes de jeu en ligne.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter