Kane Robinson, le pirate qui a fait perdre 310 millions d'euros à l'industrie musicale

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PIRATAGE - Allez directement en prison, ne passez pas par la case départ et ne touchez pas 20 000 euros. Au Royaume-Uni, un pirate de 26 ans vient d'êre condamné à une peine de prison pour avoir diffusé des milliers de chansons avant même leur sortie officielle.

Etre le premier. A tout prix. Kane Robinson, 26 ans aujourd'hui, était activement recherché depuis le milieu des années 2000. A cette époque, depuis sa chambre d'ado et avec son complice Richard Graham (22 ans), il s'évertuait à mettre en ligne des milliers de chansons d'Adele, Kanye West, Jay Z… avant même leur sortie officielle. Le pirate vient d'écoper de 32 mois de prison ferme et son acolyte de 21 mois.

Depuis 2006, Kane Robinson était l'administrateur du site dancing-jesus.com, un forum permettant à ses membres de poster des liens vers des morceaux piratés, en priorité des chansons toute récente voire pas encore officiellement sorties. Au total, plus de 22 500 liens menant à quelque 250 000 titres ont été diffusés sur le site entre 2006 et 2011, indique The Guardian . L'audience du site est évaluée à 70 millions de visites sur cette période.

Un manque à gagner évalué à 310 millions d'euros

Partant de ce constat, l'industrie musicale britannique a évalué que, si la moitié des internautes passés par ce site avaient téléchargé un album complet, le manque à gagner s'élevait à 242 millions de livres sterling, soit environ 309 millions d'euros. La BPI (British Phonographic Industry) a collaboré avec les services de la sécurité intérieure américaine afin de faire tomber Dancing-Jesus.com.

Kane Robinson a été arrêté en 2011 et les serveurs qui l'hébergeaient, situés à Dallas, ont été saisis par les autorités américaines au même moment. Au terme d'un procès qui vient de se clore, Kane Robinson a donc écopé de 32 mois de prison et son complice de 21 mois. Celui-ci a reconnu avoir partagé pas moins de 8 000 chansons, dont les deux tiers étaient des titres pas encore commercialisés. Leur petite combine réglée comme du papier à musique a fini sur un couac.

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