Kinect Sports Rivals : la Xbox One va vous faire bouger

Kinect Sports Rivals : la Xbox One va vous faire bouger

DirectLCI
REPORTAGE – On attendait depuis novembre dernier un jeu exploitant les capacités du nouveau Kinect de la Xbox One. Cela sera finalement Kinect Sports Rivals. Un jeu que nous avons pu essayer en exclusivité en nous rendant au fin fond de la campagne anglaise.

Rendre visite aux développeurs du jeu Kinect Sports Rivals pour Xbox One demande un minimum de motivation. Car, il faut, pour rencontrer les créateurs du jeu, se rendre en Angleterre dans la banlieue de Birmingham, à Twycross en pleine campagne, "in the middle of nowhere" (au milieu de nulle part) comme me l’indique gentiment le chauffeur de taxi qui m’amène aux aurores dans les locaux de Rare Studios. Mais que ne ferait-on pas pour découvrir le berceau de jeux vidéo cultes qui ont bercé notre adolescence ? Car ce développeur britannique connaît une longue et passionnante histoire.

Rare fut dans les années 90 à l’origine de plusieurs jeux majeurs de l’histoire du jeu vidéo. Des hits sur Super Nintendo et Nintendo 64 (le géant japonais fut durant de longues années actionnaire de cette société britannique) comme Golden Eye, Donkey Kong Country ( le dernier volet WiiU n’étant toutefois pas leur bébé) , Perfect Dark, Killer Instinct ou bien encore Star Fox Adventures et Banjo-Kazooie. Une sacrée collection de best sellers pour cette société qui pouvait alors s’enorgueillir d’être le studio vedette de Nintendo.

De Nintendo à Microsoft

En 2002, Microsoft, désireux d’acquérir un studio de renom rachète Rare pour quelque 375 millions de dollars. Une pépite même si le studio va mettre plusieurs années à trouver ses marques. Avec l’arrivée de Kinect pour Xbox 360, la caméra capteur de mouvements, et suite au succès de Wii Sports (2006, Wii), Rare va se lancer dans la conception de jeux de sports demandant aux joueurs de gesticuler et de suer devant leur écran. En 2010, la premier Kinect Sports verra le jour, suivi - l’année suivante - d’un second opus. Autant dire qu’on attendait de pied ferme le premier Kinect Sports exploitant les capacités du tout nouveau Kinect Xbox One.

Et pour cause : la caméra-capteurs est bien plus précis que son prédécesseur. Celui-ci parvient à reconnaître jusqu’au mouvement des doigts ou bien l’inclinaison de la main. Idéal pour donner plus de réalisme aux six épreuves qui composent cette nouvelle édition, baptisée Kinect Sports Rivals . Au programme : du tennis, du football, de l’escalade, du tir sportif, du bowling (un classique) et du moto-jet. Autant d’épreuves qu’il faudra réussir à appréhender sans manette, mais juste avec des gestes et des mouvements de corps. Et après quelques heures passées à essayer toutes les épreuves en exclusivité, avouons-le, cela marche plutôt bien.

Six épreuves pour gesticuler

Lorsque l’on escalade une paroi, il faut ouvrir puis fermer la main pour s’agripper alors qu’il faut bouger le poignet et mettre les gaz en moto-jet pour avancer. Le corps devient une interface plus précise que jamais. C’est d’ailleurs un des atouts de ce titre comme le précise Danny Isaac, le producteur du jeu : "Nous avons obtenu une précision dans les mouvements jamais atteinte pour des sensations vraiment inédites, tout comme la création des avatars absolument uniquement aujourd’hui". Et pour cause alors que le joueur commence sa partie, Kinect scanne corps et visage pour reproduire à l’écran un alter ego virtuel aussi amusant qu’impressionnant .

C’est un des atouts de ce titre qui transforme le joueur en un avatar de pixel pour le propulser dans ces épreuves qui jouent clairement la carte de la fantaisie plus que celle du réalisme. Une chose est sûre : quelques minutes suffisent à prendre en main le jeu et briller comme un athlète de haut de niveau. D’où le concept de challenge que tentera de proposer ce Kinect Sports estampillé Rivals. Dans ce titre, outre la performance personnelle, il s’agira aussi de se confronter aux autres, en ligne, ou sur le même écran. Grâce à un système de sauvegarde en ligne, il sera même possible de retrouver son avatar en allant jouer chez un ami. Notre athlète de poche pourra ainsi nous suivre partout pour continuer la compétition.

"De quoi permettre aux joueurs de s’affronter durant des mois sur ces épreuves" assure Danny Isaac. Car il faut bien reconnaître que le succès de Kinect Sports Rivals dépendra en grande partie de sa capacité à motiver les joueurs à poursuivre l’expérience au-delà de quelques heures de jeu. En d’autres termes : la sauce prendra-t-elle ? Bien que le jeu soit à la fois amusant et parfaitement réalisé pour un titre de ce genre, il n’en demeure pas moins limité. Seule cette dimension de challenge pourrait inciter les joueurs à s’investir, par le biais de leurs avatars, dans une espèce de championnat sportif virtuel mondial. Reste maintenant à savoir si ceux-ci se prendront au jeu pour permettre ainsi à Rare de renouer une fois encore avec le succès et les "glory days".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter