La CNIL veut protéger vos données « intimes »

High-tech

SANTE – Issues des innombrables capteurs des smartphones et autres objets connectés, les données intimes dites quantified self se multiplient, et se retrouvent dans la ligne de mire de la CNIL

Lundi : votre smartphone indique que vous avez effectué 5 600 pas sur les 10 000 quotidiens recommandés, et que vous êtes une feignasse. Mardi : votre bracelet connecté vous dit que vous avez couru 8 km en 36 minutes, que vous avez brûlé 450 calories, et que vous avez fait une bonne séance. Mercredi : votre balance connectée vous indique que, en fonction de votre poids et votre indice de masse corporelle, il serait bon de courir tous les jours…

Aujourd'hui, les données que vous générez vous-même via les innombrables capteurs des smartphones, bracelets intelligents, mais aussi des appareils de santé comme les balances ou les tensiomètres connectés, sont de plus en plus nombreuses. Appelées ''Quantified '', ces données relatives à votre corps sont surveillées de près par la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté).

Des données intimes

Un rapport de la CNIL intitulé Chantier et bien être numérique nous apprend par exemple qu'en 2017, au moins 1 propriétaire de smartphone sur 2 aura installé au moins une application dédiée à la santé, pour un marché estimé alors à 26 milliards de dollars, et qu'il faudra compter 75 milliards d'objets connectés en 2020.

Il semble donc logique que la CNIL s'intéresse à « des données produites par les individus qui touchent à leur intimité et pourtant le plus souvent destinées à être partagées ». La CNIL s'intéresse tout particulièrement au leur lieu de stockage (Internet), leur sécurité et la possibilité de les céder à des sociétés. La CNIL veut ainsi éviter certaines dérives, « le quantified pourrait-il demain s’imposer à chacun comme certaines pratiques d’assureurs américains semblent le présager ? ».
 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter