La Turquie bloque l'accès à Twitter

La Turquie bloque l'accès à Twitter

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INTERNET – Suite à une décision de justice, le réseau social a été bloqué dans tout le pays. Empêtré dans une affaire d'écoute mettant en lumière un scandale de corruption, le Premier ministre Erdogan avait souhaité ce verdict. Le président turc et le gouvernement allemand ont d'ores et déjà protesté.

La Turquie privée de Twiiter. Les autorités turques des télécommunications (TIB) ont annoncé jeudi 20 mars, tard dans la soirée, avoir bloqué l'accès à Twitter. Cette décision a été prise sur ordre de la justice, après la menace lancée par le Premier ministre Erdogan d'interdire le réseau social. Il s'agit de représailles à la publication d'enregistrements d'écoutes téléphoniques le mettant en cause dans un scandale de corruption.

De nombreux internautes ont toutefois pu rapidement contourner cette interdiction en passant par d'autres serveurs proxy et des réseaux VPN notamment. Au début du mois, Recep Tayyip Erdogan avait déjà menacé d'interdire YouTube et Facebook après la diffusion des premiers enregistrements téléphoniques le mettant en cause dans le scandale de corruption qui fait vaciller depuis trois mois le sommet de l'Etat turc.

Le président turc et le gouvernement allemand protestent

Le président turc Abdullah Gül a dénoncé vendredi - sur son compte Twitter - le blocage du réseau social. "On ne peut pas approuver le blocage total des réseaux sociaux (...) j'espère que cette situation ne durera pas longtemps", a écrit le chef de l'Etat.

Le gouvernement allemand a également critiqué ce vendredi 21 mars la décision, en jugeant, dans un message posté justement sur Twitter que ce n'est pas à l’État de décider comment les citoyens communiquent. "Dans une société libre, le choix des moyens utilisés pour communiquer appartient aux citoyens, pas à l'Etat. #Turquie", a écrit le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, sur son compte Twitter. L'interdiction, décrétée jeudi soir, intervient en outre à une semaine des élections municipales, qui prendront des allures de référendum pour ou contre le Premier ministre Erdogan.

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