La vidéo à la demande française a-t-elle peur de Netflix ?

La vidéo à la demande française a-t-elle peur de Netflix ?

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DÉBARQUEMENT – Plusieurs sources indiquent que le service de VOD américain pourrait arriver dans l'Hexagone dès le mois de septembre. Ses concurrents français doivent-ils s'en alarmer ?

Que les acteurs français de la vidéo à la demande le sachent : le débarquement de Netflix, mastodonte américain de la VOD , dans l'Hexagone pourrait arriver rapidement.

D'après le Journal du Dimanche , Netflix devrait y être opérationnel dès le mois de septembre prochain. "Une arrivée en 2014 est faisable", confirme Mathias Hautefort, directeur général de Vidéo Futur, l'une des rares sociétés du marché à nous avoir répondu.

Une législation très stricte en France

Pour autant, selon lui, l'ouverture du service américain en France n'est pas forcément une menace : "La chronologie des médias spécifique à la France ne permettra pas à Netflix de disposer d'oeuvres cinématographiques avant ses concurrents". Pour l'instant, les services de VOD par abonnement ne peuvent diffuser les films que 36 mois après leur sortie en salle.

"Netflix devra également fournir un important catalogue de films français pour répondre à la demande des consommateurs, actuellement nos abonnés consomment environ 50 % de productions françaises", détaille Mathias Hautefort.

La force de Netflix ? Les séries

Mais c'est certainement du côté de séries que l'Américain pourrait convaincre les consommateurs. Là, aucune législation n'est en vigueur en France, laissant libres les accords entre producteurs et diffuseurs. Et c'est justement un domaine dans lequel Netflix excelle. Sans compter ses propres productions à succès comme House of Cards (diffusé sur Canal+ cet automne) ou Orange Is The New Black (inédit en France).

Mais ce qui pourrait finalement faire entrer ce type de service dans les foyers est l'évolution des abonnements ADSL des Français. "On estime que plus de 4 millions de foyers ne peuvent recevoir le service de télévision des opérateurs. Plus de 4 millions n'utilisent pas non plus la box TV fournie avec leur abonnement. Entre 8 et 10 millions de foyers pourraient donc s'abonner à un service comme le nôtre ou celui de Netflix", résume le directeur général de Vidéo Futur. Un vivier d'abonnés potentiels qui sera certainement très courtisé à la rentrée prochaine.

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