Le cofondateur de Tinder accusé de harcèlement sexuel

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JUSTICE – La société éditrice de l'application de rencontres Tinder est l'objet d'une plainte. A son origine, une ancienne employée qui entretenait une liaison avec le cofondateur de la société.

Quand le cofondateur d'une application de rencontres est accusé de… harcèlement sexuel. C'est la situation abracadabrantesque dans laquelle se trouve aujourd'hui l'entrepreneur de 28 ans, Justin Mateen. Pendant plusieurs mois, le jeune homme a entretenu une relation avec l'une de ses employées Whitney Wolfe, qui travaillait alors à la direction marketing de l'entreprise.

Depuis leur rupture en décembre 2013, leur relation semble s'être dégradée. Au point que la plainte déposée à l'encontre de la société Whitney Wolfe mentionne des insultes à son encontre de la part du dirigeant, devant Sean Rad, PDG de l'entreprise, révèle le quotidien  USA Today . Plusieurs qualificatifs racistes, sexistes et inappropriés auraient également été proférés. Au point que Mateen lui aurait demandé de ne pas voir d'autres d'hommes pendant six mois.

La Silicon Valley trop sexiste ?

En attendant le jugement, Tinder a suspendu Justin Mateen de ses fonctions. L'entreprise reconnaît qu'il a envoyé des messages inappropriés et condamne ce comportement. Pour autant, elle estime que les allégations de Whitney Wolfe à son encontre sont "infondées".

Souvent montrées du doigt pour leur sexisme ambiant, les start-up comptent souvent peu de femmes parmi leurs employés, notamment sur les profils technologiques et d'encadrement. Un environnement propice au dénigrement selon certains observateurs. Le mois dernier, le PDG de Snapchat avait par exemple été épinglé pour des messages explicites envoyés à une étudiante de l'université de Stanford.

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