Le nouveau Google Maps intègre désormais le service de VTC Uber

Le nouveau Google Maps intègre désormais le service de VTC Uber

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TRANSPORTS – Google vient de mettre à jour son service de cartographie Google Maps, dans lequel il intègre l'estimation des trajets effectués avec l'entreprise de VTC Uber. Autre amélioration notable : les services proposés en mode hors-ligne.

Dans la guerre qui oppose les taxis parisiens aux VTC, ces voitures de tourisme avec chauffeur, Google aurait semble-t-il son mot à dire. C'est en tout cas ce que porte à croire la nouvelle mise à jour de l'application Google Maps, le service de cartographie en ligne. Désormais, les utilisateurs pour iOS et Android pourront connaître l'estimation d'un trajet effectué avec le service VTC Uber, l'une des plus importantes entreprises du secteur.

Et le tout, hors-ligne, alors que Google Maps n'offrait que peu de services avec ce mode de connexion. Les utilisateurs pourront donc consulter et utiliser le service de cartographie même lorsqu'ils ne sont pas connectés, ce qu'ils ne pouvaient pas faire jusque-là. Autre évolution : l'indication de la voie dans laquelle le conducteur doit se trouver à la sortie d'un virage. Sauf que ce service est disponible pour l'instant uniquement aux Etats-Unis et au Japon.

258 millions de dollars investis Uber

Cette mise à jour favorable à Uber n'est pas vraiment une surprise : en août 2013, Google Ventures, le fonds d'investissements du géant de Mountain View, a injecté quelque 258 millions de dollars dans l'entreprise de VTC (192 millions d'euros). Une preuve de confiance, puisque cette somme représente 86 % de ses investissements annuels habituels.

Ce partenariat, dont on ne connaît pas les détails, pourrait néanmoins s'attirer les foudres des autorités de la concurrence : d'autres compagnies estiment en effet être lésés dans cette histoire. Sans compter la fronde menée par les chauffeurs de taxi : aux Etats-Unis aussi, ces derniers fustigent l'arrivée des voitures de tourisme sans chauffeur sur le marché et ont déjà interpellé les pouvoirs publics, à l'image de la France , pour restreindre les conditions d'utilisation. En attendant, le compteur de billets tourne pour Uber.
 

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