Le patron d'Airbus mise sur les taxis volants autonomes

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FUTUR - Bonne nouvelle pour les amateurs de science-fiction : les taxis volants pourraient un jour devenir réalité. En tout cas, si l'on en croit le patron d'Airbus Group, la quasi-totalité des technologies nécessaires est déjà là !

Alors que tout le monde a les yeux rivés sur la voiture autonome, d’autres voient plus loin. A l’instar de Tom Enders, le patron du géant européen de l'aéronautique qui, dans un entretien accordé au journal Le Figaro paru ce lundi, a de nouveau évoqué le projet de voiture volante autonome sur lequel planche le groupe franco-allemand depuis plusieurs années. "Nous maîtrisons la quasi-totalité des technologies nécessaires : miniaturisation, intelligence artificielle, connectivité, batteries électrique, etc.) pour développer des véhicules aériens autonomes", a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien


Pour atteindre cet objectif ultime, Airbus prévoit un plan en plusieurs étapes. Tout d’abord, un projet de drone autonome devrait permettre à Airbus de livrer des colis aux étudiants sur le campus de Singapour, courant 2017. Airbus Helicopters a d'ailleurs reçu l’accord de l’aviation civile singapourienne à ce sujet, indiquait en août dernier le groupe européenne. Ces drones pourront accueillir un passager. Si les essais sur le campus de l’université de Singapour s’avèrent concluants, Airbus accélérera ensuite le développement d’engins autonomes volants pour toutes les grandes villes, à l’échelle mondiale.

Des taxis volants comme dans Le Cinquième Élément ?

"La voiture volante deviendra une réalité, plus vite que ce que nous imaginons, explique au Figaro le président exécutif d'Airbus. Dans les dix ans à venir, les industriels feront de grands progrès. Le marché des voitures autonomes qu'elles soient terrestres ou volantes décollera avec l'amélioration de la connectivité et l'arrivée de la 5G entre 2020-2025." À terme, Airbus souhaite commercialiser un véhicule nommé "CityAirbus", qui aura de nombreuses hélices et l’allure d’un drone. Les premiers disposeront d’un chauffeur à leurs débuts. Puis, des engins sans chauffeur seront ensuite mis en service.

Concrètement, le géant européen prévoit de développer des "embarcations" pouvant accueillir plusieurs passagers afin de mutualiser les frais et réduire le coût du voyage. C’est le pôle d’innovation de la compagnie, basé dans la Silicon Valley (Californie), qui est chargé du développement. Il faudra toutefois surveiller l’évolution de la législation concernant le survol des villes par des véhicules autonomes. Des réflexions sont déjà en cours dans des villes comme Singapour, Sao Paulo au Brésil ou Tokyo au Japon pour l'exploitation de couloirs aériens destinés à des voitures volantes. 

Un révolution digitale pour préparer l'avenir

La semaine dernière, l'entreprise franco-allemande a annoncé la suppression de 1164 emplois (dont 640 en France) et 325 transferts de poste à Toulouse dans le cadre d’un plan de restructuration. L'objectif, explique le groupe, est d'engager une révolution digitale afin de préparer le groupe à l'avenir. Face aux mastodontes de la Silicon Valley, de Google à Apple, en passant par Elon Musk et ses multiples projets (Space X, Tesla, Hyperloop), la concurrence s’annonce rude. "Il ne faut pas sous-estimer d'autres concurrents qui pourraient surgir là où on ne les attend pas", relève dans Le Figaro le patron d’Airbus.

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