"Le ticket resto dématérialisé est beaucoup plus simple pour les clients et les commerçants"

"Le ticket resto dématérialisé est beaucoup plus simple pour les clients et les commerçants"

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CONSO - Jusqu'alors en test, les titres-restaurant dématérialisés sont désormais officiellement lancés en France. Le propriétaire des crêperies Framboise à Paris, Jean-François Silvente, détaille à metronews les bénéfices du système par carte Moneo Resto.

Quels avantages proposent les titres-restaurant dématérialisés ?
C’est tout d’abord une réelle économie de temps pour nous. Dans nos deux établissements, nous gérons actuellement plus de 2 000 titres par mois. Cela veut dire qu’il faut les trier à la main, découper chaque coin, les adresser au centre de collecte correspondant une fois par mois et enfin attendre le remboursement au bout de 21 jours. Ce qui nous fait pas loin de deux mois de trésorerie à avancer.

Comment se passe le processus avec les cartes ?
Aussi facilement qu’avec une carte bancaire. Les clients n’ont qu’à l’insérer dans le même terminal de paiement, saisir son code et la transaction est faite. 48 heures après, nous sommes crédités de la somme payée par le client. C’est un vrai gain de temps, aussi bien pour lui que pour nous.

Combien coûte cette solution au commerçant ?
Avec les titres-restaurant classiques, la commission est d’environ 4 %. Avec la solution dématérialisée, on tourne plutôt autour de 1,5 à 2 %.

Avez-vous beaucoup de clients utilisant déjà le système ?
Pas encore, entre 15 et 20 par semaine, mais nous espérons que le décret développe cet usage à partir du 2 avril.

Vos clients n’ont-ils pas peur d’être plus limités dans l’utilisation de leurs titres ?
C’est vrai que certains commerçants pouvaient les accepter le week-end par exemple, même si cela est interdit et précisé sur la majorité des tickets. Mais c’est une bonne chose dans l’absolu, qui va éviter les abus et permettre de maintenir cet avantage pour les salariés.

Quels types d’abus existent avec la solution actuelle ?
Certains commerçants se font racheter des titres-restaurant à un prix moindre de la valeur faciale, par exemple 8,5 euros pour un ticket à 9 euros. Cela permet à ces restaurateurs d’avoir une source d’argent non déclaré et à ceux qui achètent les titres d’encaisser cet argent. Le système dématérialisé devrait mettre fin à ces abus.

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