Les enchères sont terminées : les fréquences de la 5G se sont envolées à près de 3 milliards d'euros

Sébastien Soriano, Président de l'ARCEP, et Cédric O, Ministre délégué au numérique, annoncent les résultats des enchères des fréquences de la 5G, au siège d'Ericsson, à Massy.
High-tech

ADJUGÉES - Après trois jours d'enchères, les fréquences de la 5G vont rapporter près de 2,8 milliards d'euros à l'état. Des fréquences dont l'attribution ne bouleversera pas la donne entre les quatre opérateurs.

Fumée blanche à l'Arcep. Le gendarme français des télécoms, qui menait les enchères des fréquences de la 5G, vient de l'annoncer : après trois jours et dix-sept tours d'enchères, les opérateurs se sont partagés les blocs de fréquences qui leur permettront de déployer leurs réseaux de nouvelle génération sur le territoire.

Le régulateur, qui avait tout fait pour que les enchères ne montent pas vers les mêmes sommets que pour certains de nos voisins européens, peut se féliciter : si le prix plancher qu'il avait fixé est dépassé de 500 millions d'euros, l'opération a évité la surchauffe, loin des plus de six milliards d'euros engagés en Allemagne et en Italie. Des sommes qui, chez nous, auraient grévé les comptes des opérateurs, quand la même Arcep assortit l'attribution des fréquences d'une couverture presque totale du territoire, dont le coût ira bien plus haut que les fréquences elles-même.

Orange et Bouygues Télécom ont sifflé la fin des enchères

Pour que les enchères s'arrêtent, il aura fallu que deux opérateurs ne revoient leurs prétentions à la baisse (voir notre article d'hier). Sur les onze blocs de fréquences mises à prix, hier encore, Orange en voulait cinq et Bouygues Telecom [Bouygues Telecom et le Groupe TF1, dont fait partie LCI, partagent le même actionnaire principal, ndlr] trois, ils n'en auront que quatre et deux respectivement. 

Difficile pour autant de parler de déception, chaque opérateur ayant reçu cinq blocs de fréquences avant le début des enchères. Avec au total neuf blocs pour Orange, huit pour SFR, et sept pour Bouygues Telecom et Free, le palmarès colle assez fidèlement au classement des opérateurs français, dans l'ordre du nombre de leurs abonnés. Surtout, la manière dont les fréquences ont été attribuées fait de sorte qu'aucun des opérateurs ne sort vraiment perdant de l'opération. Dans un communiqué, SFR se félicite de "voir conforté sa position de N°2 du marché", tandis que Bouygues Telecom se réjouit d'avoir "multiplié par deux son patrimoine de fréquences" à bon compte.

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Initialement prévues au printemps dernier mais repoussées du fait de la pandémie de coronavirus, ces attributions de fréquences devraient permettre aux opérateurs de débuter la commercialisation de leurs premiers forfaits 5G avant la fin de l'année. Reste à voir à quel prix, c'est cette bataille-là qui commence aujourd'hui.

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