Les innovations qui vont révolutionner notre quotidien

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Les nouvelles technologies sont partout et viennent en aide aux particuliers comme aux entreprises dans des domaines divers et de plus en plus nombreux. Laurent-Walter Goix, responsable du pôle Innovation chez Econocom au sein de l’activité Services, fait le point avec nous sur les plus innovantes.

Entre buzz, feux de paille et ruptures technologiques, quelles innovations vont révolutionner nos usages ? Le pôle innovation d’Econocom, avec à sa tête Laurent-Walter Goix, veille sur les technologies de demain comme l’IoT, l’IA, la Blockchain ou l’informatique quantique. L’expert fait le point sur ces technologies innovantes. 

Quel est le rôle du pôle Innovation dans le groupe Econocom ?

Laurent-Walter Goix : Le rôle de l’équipe Innovation chez Econocom est un peu celui de vigie technologique du groupe. Le pôle est constitué d’experts passionnés par le numérique et les nouvelles technologies. Ils ont des profils très variés et restent ainsi centrés sur les usages et les utilisateurs avec des approches complémentaires. 

Nous sommes ainsi le point de contact pour toutes les entités du groupe Econocom pour les projets innovants. Il y a beaucoup de Buzzword aujourd’hui autour de l’IA, la Blockchain, l’IoT, nous mettons de l’ordre dans tout cela. Nous aidons à faire des choixauprès de nos clients. Notre mission est de rendre l’innovation productive. Ce n’est pas de la R&D, nous ne sommes pas des laborantins. Nous avons un œil à la fois commercial et utilisateur pour s’arrêter au bon moment sur une technologie afin d’être « time to market ». 

Nous avons également un rôle de veille et d’animation d’un « écosystème de l’innovation » où nous gérons les relations avec les start-ups. Cela implique la mise en place de processus de qualification de ces petites structures pour évaluer leur qualité et leur intérêt, dans une optique de financement de leurs solutions. Le numérique va très vite, il faut qualifier la pérennité de la solution et généraliser son adoption ou proposer une alternative. 

Les références client du pôle innovation comme Aldes ou Servair montrent aussi notre capacité à innover, et en cela nous contribuons aux nouvelles offres du groupe.

Quelles sont les innovations technologiques prioritaires en 2019 ? 

L.W.G. : Les innovations les plus importantes pour notre marché en ce moment sont l’IoT et l’IA, suivies par la Blockchain et l’informatique quantique. Une tendance confirmée par les prévisions du « Hype Cycle Gartner 2019 ». Depuis 2014, on a essuyé les plâtres du marché dans l’IoT. Il y a eu un grand travail d’évangélisation du marché au début, puis énormément de PoC (« Proof of Concept »). Au bout de 5 ans, le marché est toujours en train de décoller, du moins en France, car d’autres pays ont refait leur retard et ont déployer plus largement l’IoT aujourd’hui. L’intelligence artificielle est de son côté encore en phase de découverte sur un marché qui démarre. 

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C’est quoi l’IoT ? 

L.W.G. : L’IoT c’est faire parler les lieux, les machines, les usages, capter de l’information grâce à des capteurs sur le terrain et la remonter pour avoir de la visibilité sur de l’opérationnel. Les informations sont ensuite traitées pour avoir des données utilisables qui vont permettre des prises de décision. Cela permet, par exemple, de piloter un environnement difficile à distance ou de gérer un entrepôt grâce à des machines qui communiquent entre elles et avec une plateforme qui consolide ces données. L’IoT nécessite des capteurs, une connectivité et un traitement en temps réel via une plateforme adaptée pour accélérer le cycle de décision. 

Où en est le marché de l’IoT ? 

L.W.G. : C’est un marché très morcelé, qui tarde à se consolider par rapport à la demande très timide des clients. Il y a beaucoup d’acteurs et de technologies différentes. Nous essuyons les plâtres en France, mais cela a créé de belles opportunités avec par exemple la naissance des technologies françaises Sigfox ou LoRa. L’explosion est désormais mondiale avec une forte croissance en Chine et des Américains qui vont rattraper leur retard. La standardisation de l’IoT et de ses protocoles de communication arrive et cela va conduire l’adoption du marché d’ici 2 à 5 ans. La standardisation mettra tout le monde d’accord. Pour se pérenniser une technologie a besoin de se standardiser. Sans cela, elle risque de mourir. 

C’est quoi l’intelligence artificielle ?

L.W.G. : L’IA c’est la tentative de l’homme de se répliquer de manière informatique ! L’homme essaye d’automatiser ou de numériser son cerveau. L’IA doit comprendre son environnement, analyser, prendre des décisions voire interagir avec lui. Elle doit permettre de répliquer tout ce que l’on peut faire en tant qu’humain via une machine. Les applications sont nombreuses, on peut, par exemple, mesurer grâce à l’IA l’affluence dans un entrepôt avec l’analyse des flux vidéo. Une caméra compte les chariots ou un drone analyse les lieux. Des technologies très utilisés dans le retail, mais également dans les maisons avec le développement des assistants vocaux intelligents et des chatbots proposés aux utilisateurs dans de nombreux services pour améliorer leur quotidien. Mais l’IA peut aussi aller plus loin que l’homme en apprenant tellement d’informations que l’on pourra en prédire l’avenir : c’est ce qui intéresse les industriels pour anticiper les pannes de leurs machines ou de leurs produits et éviter des interruptions de service.

Au-delà de ces « magies », l’IA génère de nouvelles problématiques d’éthique et de « biais », mais cela mériterait un dialogue à part entière !

Où en est le marché de l’IA ? 

C’est un marché en phase de découverte pour nos clients. Il intéresse, mais il n’y aura pas de standardisation forte à venir. C’est une course à l’intelligence qui sera gagnée par les plus intelligents ! Le monde est aux assistants vocaux et aux bots qui remplacent l’humain. Ces bots sont de plus en plus humains et conçus pour interagir avec l’homme. Ils sont dotés de personnalités pour réagir en fonction de l’utilisateur en face et s’adapter au ton de l’échange pour donner l’impression d’humanité. On appelle ça le « test de Turing ». Cela fait parfois un peu peur surtout si on y associe une structure physique, comme les robots humanoïdes créés par Boston Dynamics capables de répliquer les mouvements des hommes ou des animaux. J’y vois personnellement plus de mal que de bien, l’Histoire nous le dira !

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