L'Europe s'inquiète des achats effectués "dans" les applications mobiles

L'Europe s'inquiète des achats effectués "dans" les applications mobiles

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CONSOMMATION - Dix milliards d'euros par an, c'est ce que représente les achats passés dans les applications mobiles, notamment les jeux, pourtant affichés comme gratuits.

Pour passer agréablement le temps, il existe des millions d'applications ludiques et gratuites pour smartphones. Enfin, gratuites, pas toujours. Car si elles peuvent être téléchargées sans rien débourser, leur utilisation peut nécessiter de passer à la caisse. En clair, vous commencez à jouer à un jeu que vous pensez gratuit, mais pour continuer, il faut payer.

Une pratique qui se généralise, et qui inquiète la commission européenne et la CPC, la coopération en matière de protection des consommateurs. Car les achats dans l'application (In-app) utilisent souvent nos faiblesses, comme l'impatience. Plutôt que de jouer d'arrache-pied pendant deux semaines pour obtenir un bonus ou débloquer un niveau, payer 1 euro, c'est tellement plus rapide.

Un véritable business model

Selon Distimo, spécialiste de l’analyse des plateformes mobiles , "environ 80 % des revenus d’un fournisseur – estimés à plus de 10 milliards d’euros par an – proviennent de ce que l’on appelle communément les achats dans l’application, c’est-à-dire des achats effectués par les consommateurs à l’intérieur d’une application dans le but d’accéder à un contenu ou à des éléments particuliers".

La commission Européenne veut donc réunir les industriels du secteur pour évoquer quatre points essentiels : les jeux annoncés comme gratuits doivent effectivement l'être, les jeux ne doivent pas directement inciter les enfants à l'achat, le mécanisme de paiement doit être clairement expliqué, et une adresse mail pour contacter l'éditeur doit être indiquée.

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