L’UFC-Que Choisir attaque Facebook, Google et Twitter

L’UFC-Que Choisir attaque Facebook, Google et Twitter

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VIE PRIVÉE - Les trois réseaux sociaux sont attaqués en justice par l’association de consommateurs. En causes, les clauses d’utilisations des données personnelles, trop floues et permissives selon l’association.

L'UFC-Que Choisir passe à l’offensive. La principale association française de défense des consommateurs, a annoncé ce marei 25 mars qu'elle assignait devant le tribunal de grande instance de Paris Twitter, Facebook et Google pour leurs clauses jugées "abusives" ou "illicites".

En juin 2013, l’association avait mis en demeure ces trois réseaux sociaux pour qu'ils modifient leurs conditions générales d’utilisation. Selon elle, elles permettaient une utilisation "tentaculaire" et "à l'infini" des données personnelles.

"Clauses abusives ou illicites"

"Après plusieurs mois de discussions, malgré nos avertissements, ils s'entêtent à maintenir des clauses que l'association juge abusives ou illicites, et ont fait le choix de maintenir les clauses problématiques de leurs conditions générales d’utilisation", résume l'UFC-Que Choisir dans son communiqué.

"Résultat : les conditions sont toujours aussi inaccessibles, illisibles, remplies de liens hypertextes - entre 40 et 100 liens - renvoyant parfois à des pages en langue anglaise", dénonce-t-elle.

L’association demande la suppression de certaines clauses

"Pire, les réseaux persistent à s'autoriser très largement la collecte, la modification, la conservation et l'exploitation des données des utilisateurs et même de leur entourage. Ils s'octroient toujours, sans l'accord particulier des utilisateurs, une licence mondiale, illimitée et sans rémunération, d'exploitation et de communication des données à des partenaires économiques", estime l'UFC.

"Face à de tels abus", l'association demande "au juge français d'ordonner la suppression ou la modification de la myriade de clauses litigieuses imposées par ces sociétés (pas moins de 180 pour l'une d'entre elles)", résume-t-elle. En janvier dernier, Google avait déjà été condamné par la Cnil pour des raisons similaires. C'est donc un nouveau front juridique qui s'ouvre en France pour le géant américain.

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