Mafia III, une plongée musclée dans l'Amérique des 60s

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JEU VIDEO – Six ans après la sortie du précédent opus, les règlements de compte de la mafia font leur retour vidéoludique. Une vendetta sur fond de racisme, guerre du Vietnam et ségrégation. Les années 60 se prêtent à merveille à ce Mafia III à l'ambiance explosive et qui mérite largement que l'on s'arrête à New Bordeaux.

Fini les affaires entre membre de la mafia italienne, place aux règlements de compte entre Haïtiens, Afro-américains et clan des Siciliens. Le jeu vous emporte dans l'Amérique de 1968, en plein chambardement social, sociétal et historique. La ségrégation règne encore, le Vietnam est dans tous les esprits, les assassinats sont monnaie courante. La drogue et le rock'n'roll sont à leur apogée. Le terrain de jeu idéal pour ce Mafia III qui nous embarque à New Bordeaux (La Nouvelle-Orléans à peine masquée) où les gangs se partagent le territoire et rêvent de voir plus grand.


De retour du Vietnam, Lincoln aspire à la vengeance après le meurtre de ses proches. Il se lance dans une vendetta contre le parrain italien de la ville. On change les héros, mais on respecte l'ADN de la franchise Mafia. Si vous avez une préférence pour le mode histoire, vous allez être ravis. On suit les péripéties de notre héros avec plaisir. On se perd dans ce New Bordeaux qui parvient à créer une ambiance propre à chaque quartier traversé, qu'il soit français ou italien (et on se rappelle que 2K et Rockstar Games, papa de la saga GTA, partagent quelques gènes et donc quelques approches similaires du monde ouvert).

Le tumulte des années 60 américaines, le cadre parfait

Si les années 1960, finalement trop peu exploitée par le jeu vidéo, créent une ambiance propice à une intrigue, Hangar 13, le studio derrière Mafia III, y apporte une touche personnelle rafraîchissante qui rend son sujet moderne. Le héros a une certaine épaisseur, entre souvenirs traumatisants et états d'âme. Les personnages l'accompagnant ne sont pas stéréotypés et sont autant d'approches de la trame principale. Les cinématiques ne sont pas trop envahissantes et enrichissent réellement l'histoire. Graphiquement, le résultat est tout autant à saluer : les bayous, l'attention portée à différencier les quartiers et leurs habitants (on apprécie le joyeux quartier français et on s'inquiète davantage dans le quartier haïtien emprunt de magie vaudou).

Vous allez devoir mettre à mal le règne de Sal Marcano en terrassant chacun de ses bras droits qui dirigent les différents districts de New Bordeaux. Des informateurs seront là pour vous orienter, il vous faudra remplir des missions et prendre des endroits stratégiques de chaque quartier avant d'aller affronter le "boss" local que vous aurez fait petit à petit vaciller en prenant le contrôle du trafic de drogue ou du réseau de prostitution, piller ses caches d'armes, détruits ses entrepôts, etc. Vos trois acolytes (Cassandra, Vito –héros de Mafia II-, Burke) seront là pour vous épauler et donner leur avis. En retour, vous leur confierez la gestion des districts saisis. Chacun a ses atouts et le choix du chef de district aura une influence sur l'évolution de vos aventures. Mais au risque de vous mettre certains de vos partenaires à dos…


Entre infiltration et combat direct, vous aurez le choix à chaque mission. A chacun sa stratégie et son approche. Et puis, vous avez un sacré attirail d'armes à disposition. Vous pourrez également vous amuser à sillonner la ville pour débusquer des trésors cachés, des médicaments ou des bonus à débloquer.

Des ennemis pas forcément à la hauteur...

Mafia III s'avère un jeu extrêmement plaisant avec une véritable âme, portée par une ambiance années 60 qui lui donne du caractère. Un cocon parfait pour se perdre des heures dans ce New Bordeaux et soutenir notre héros dans sa quête de vengeance. On regrettera juste que les assauts de district paraissent un peu trop scriptées à l'identique et que nos rivaux mafieux manquent parfois un peu de jugeote dans leurs attaques (ou l'intelligence artificielle est très sympa avec nous). Mais c'est tant mieux pour nous et notre vendetta !

On aime : l'ambiance des années 1960, la bande-son de très haut vol (piochée dans les tubes de la musique américaine de l'époque) tout au long de la partie, le scénario assez prenant et bien construit, les différents quartiers bien identifiés et à l'atmosphère particulière.


On aime moins : l'impression que chaque mission (prise de district) se répète sans cesse, les réactions parfois étonnantes (voire proches de la naïveté) de nos adversaires.


Un jeu 2K disponible sur PS4, Xbox One et PC – PEGI 18

En vidéo

Mafia III : immersion totale dans l'ambiance de la Nouvelle-Orléans

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