Quatre outils pour surfer écolo sur le web

Quatre outils pour surfer écolo sur le web

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ALTERNATIVES - Partenaire du Prix Entreprises pour l’environnement (EpE), LCI vous livre pendant un mois des articles autour de la thématique digital et environnement. Cette semaine, nous vous présentons des alternatives écologiques vous permettant de compenser l'empreinte carbone que vous générez en surfant sur le web ou en envoyant des courriels.

Envoyer un mail ? C'est l'équivalent de 19 grammes de CO2 relâchés dans la nature. Taper une requête sur internet ? 7 grammes de CO2. Ces actions sont peut-être immatérielles, mais leur bilan carbone est bien réel (consommation d'énergie des serveurs, fabrication des machines...). D'autant plus que chaque année, le nombre d'internautes ne cesse d'augmenter, et avec lui l'émission de gaz carbonique liée à leurs usages. En 2015, internet représentait plus de 2% de la pollution mondiale, soit autant que... l'aviation civile. Pour tenter de compenser cet impact environnemental, certaines entreprises ont imaginé des solutions pour surfer plus écolo. LCI vous présente quelques-unes d’entre elles.

Ecosia, le moteur de recherche qui plante des arbres

Depuis 2009, le moteur de recherche créé par l'Allemand Christian Kroll re-verdit la planète. Grâce à 80% de ses profits publicitaires, Ecosia, dont les résultats de recherche sont fournis par Bing, finance des projets de reforestation en travaillant avec des associations locales. Ce moteur de recherche est par exemple engagé dans le reboisement des monts Usambara, au nord-est de la Tanzanie, où vivent des espèces "uniques au monde", dans le reverdissement du désert du Sahara pour le rendre à nouveau fertile, mais aussi dans celui de la région de San Martin, au Pérou, qui a subi une déforestation de masse à cause de la production de coca.


A l'heure actuelle, Ecosia possède plus de 7 millions d'utilisateurs et a déjà planté 20 millions d'arbres. "De quoi faire le tour de la Terre" ou "fournir de l'air pur à 2.857.142 personnes", indique l'entreprise allemande sur son site. Elle compte en mettre en terre un milliard d'ici 2020. "Planter un arbre permet à la fois de lutter contre le changement climatique, relancer le cycle de l'eau, transformer les déserts en forêts fertiles et de favoriser la nutrition, l'emploi, l'éducation, l'aide médicale et la stabilité politique et économique", explique Ecosia.

Ecogine, le moteur de recherche vert et "made in France"

Ecogine.org, c'est le moteur de recherche "made in France" et écolo. Créé en 2008 par trois étudiants de Polytech'Nantes, il fournit ses résultats de recherche grâce à Google France et reverse l'entièreté de ses bénéfices à des associations environnementales choisies par le vote des internautes. En novembre, 1200 euros ont par exemple été reversés à l'Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS), 1000 euros au centre de soins pour les oiseaux sauvages du Tarn, et 800 euros à l'association de semences bios, libres de droit et reproductibles Kokopelli.


Afin de limiter son impact sur l'environnement, Ecogine tente par ailleurs de compenser les gaz à effet de serre émis par son activité en reversant chaque année 10% de ses recettes à des projets proposés par le programme de compensation volontaire CO2Solidaire du GERES. Celui-ci finance diverses initiatives visant à réduire les émissions engendrées par les activités humaines. Son hébergeur, Infomaniak, s'est quant à lui engagé à utiliser exclusivement de l'énergie d'origine renouvelable. Leur data centers sont de plus simplement ventilés avec de l'air extérieur, et non climatisés.

Ecomail, pour des courriels solidaires

"Nous ne vous dirons pas que vos emails @ecomail sont écologiques. Nous ne vous dirons pas que les serveurs fonctionnent avec de l’énergie verte et que la chaleur sert à chauffer la piscine municipale. Nous ne vous dirons pas que le stockage de vos emails est bon pour la planète. Non, nous ne vous dirons pas tout ça", introduit en toute transparence la boîte e-mail française. La société propose un service tout à fait classique. A la différence près qu'elle finance grâce à ses recettes des projets bons pour la planète. Ecomail indique donc sur son site vouloir acheter trois ruches et les placer sur un terrain en Haute-Loire, développer un réseau d'apiculteurs amateurs ou encore aider les associations à réaliser leurs projets en leur faisant des dons.


La boîte mail, qui propose 5 Go d'espace disque et 2 Go d'espace disque Cloud, est gratuite mais financée par la participation libre des utilisateurs. Par des messages automatiques, elle incite ces derniers à gérer leurs courriels de façon écologique, en leur rappelant par exemple régulièrement de les trier pour libérer de l'espace et donc limiter leur pollution.

Newmanity, une boîte mail moins polluante

Tout comme Ecomail, Newmanity est née en France. Cette boîte mail écolo a été co-créée en 2012 par Victor Ferreira, le fondateur de la marque de commerce équitable Max Havelaar. Contrairement aux autres moteurs de recherche et boîte mail présentés ci-dessus, elle ne finance pas de projet écologique (dans la version gratuite destinée aux particuliers). Son modèle ? Un mode de fonctionnement vert. Ainsi, l'électricité qui l'alimente est fournie par Enercoop, dont l'énergie est 100% renouvelable et son data center Evoswitch se targue d'être le premier à avoir une empreinte carbone neutre. Il est basé aux Pays-Bas et est alimenté uniquement par de l'électricité issue d'énergies entièrement renouvelables : éolien, biomasse, solaire et hydraulique. Newmanity indiquait également à LCI en 2016 avoir décidé "de ne pas enregistrer d’informations sur la vie privée des utilisateurs, ce qui fait qu’on consomme beaucoup moins d'énergie sur nos serveurs".


Chez Newmanity, l’accès est gratuit pour 1 Go d'espace de stockage ainsi qu'un cloud. L'espace est certes quinze fois plus réduit que celui de la messagerie de Google, Gmail, mais cela incite les utilisateurs à trier leurs e-mail, et non à stocker des messages inutiles indéfiniment. Car, selon la start-up Cleanfox spécialisée dans le nettoyage des boîtes mail, la conservation d'un e-mail pendant un an équivaut à l'émission de 10 grammes de CO2. Pour la version payante, destinée aux entreprises, 20% des abonnements est reversé à des associations.

En vidéo

Le smartphone que vous avez dans votre poche est un désastre écologique pour la planète !

Entreprises pour l’Environnement (EpE), associée LCI, lance pour la 13e année consécutive, son appel à candidature pour le Prix Jeunes pour l’Environnement doté de plus de 10.000€. Cette année, les concurrents doivent réfléchir à la question suivante : "Digital et Environnement : quelles connexions ?"

Les jeunes de moins de 30 ans ont carte blanche ! Ils sont invités à présenter des idées inédites, des solutions concrètes de services ou d’applications, d’objets connectés, de chatbot, etc… favorisant l’environnement (climat, biodiversité, ressources, eau…) ou, à l’inverse, des solutions concrètes pour diminuer l’impact du recours au digital. Pour plus d'information, rendez-vous sur le site dédié.

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