NBA 2K16 - Shaquille O'Neal : "La NBA aujourd'hui, c'est un autre basket"

NBA 2K16 - Shaquille O'Neal : "La NBA aujourd'hui, c'est un autre basket"
High-tech

En à peine une semaine, NBA 2K16 s'est écoulé à 4 millions d'unités. Un succès que le célèbre jeu vidéo de simulation de basket doit à ses nouvelles stars, mais aussi au talent du réalisateur américain Spike Lee, auteur du mode histoire. Nous avons rencontré à New York Shaquille O'Neal, champion NBA avec les Los Angeles Lakers. L'ancien pivot américain nous décrypte le jeu et son nouveau rôle.

Couvert de succès depuis plusieurs années, le jeu vidéo NBA 2K16 fait son retour avec des invités de marque : le réalisateur Spike Lee qui a écrit le scénario du mode histoire (MaCarrière - Livin' da Dream) et Tony Parker qui a les honneurs de la couverture de la version française. Lors de la soirée de lancement NBA 2K16 Uncensored à New York, nous avons eu l'occasion de rencontrer une autre star du jeu et des parquets, Shaquille O'Neal. Joueur vedette des années 1990 et 2000, le colosse de 2,16 m joue désormais les commentateurs virtuels. Il nous décrypte cette nouvelle version, si proche de son vécu, mais aussi sa vision de la NBA moderne.

LCI.fr : Cette année, Tony Parker est en couverture de NBA 2K16 pour la France. Vous l'avez été deux fois par le passé (NBA 2K6 et 2K7). Quel effet cela fait-il ?

SHAQUILLE O'NEAL : C'est un immense honneur. Cela veut dire que vous êtes le meilleur joueur et que les gens vous apprécient. De plus, nous venions d'être champions à ce moment-là (avec le Miami Heat en 2006). C'était vraiment un honneur. Quand vous avez des enfants et que vous ramenez le jeu à la maison, qu'ils le montrent à leurs amis, là vous êtes fier. Mais la star, c'est le jeu, pas celui qui est en couverture. Les producteurs du jeu ont fait un travail incroyable pour rendre ce jeu le plus réaliste possible : la motion capture, le graphisme, il y a même les tatouages et les muscles hyper dessinés, les expressions du visages des joueurs, la gestuelle de chacun... Et maintenant, en rajoutant Kenny (Smith, ancien joueur NBA), Ernie (Johnson, présentateur vedette de la NBA sur TNT) et moi comme présentateurs, en faisant venir Spike Lee et son mode histoire, tout cela rend le jeu encore meilleur et divertissant. Et celui-ci devrait être le meilleur pour quelques temps.

Vous avez cette fois dû prêter vos traits à un commentateur virtuel. Est-ce plus dur que dans la réalité ?

S.O. : C'est à peu près pareil. Les créateurs du jeu nous ont facilité la tâche en élaborant un scénario très proche de la réalité qu'il était facile de commenter pour nous. J'ai beaucoup joué à NBA 2K15, le premier dans lequel Ernie et moi avions été ajoutés, et j'ai trouvé que les commentaires que l'on nous avait fait enregistrer correspondaient parfaitement aux diverses actions du jeu. Nous avons passé trois jours en studio, huit heures par jour, à faire beaucoup de prises, à essayer beaucoup de choses et le résultat est formidable. Nous avons également dû enfiler des tenues de motion capture, bouger nos mains, nous lever, danser, remuer, parler... C'est un travail plutôt intéressant.

Comment expliquez-vous le succès de la franchise NBA 2K ?

S.O. : Vous savez, quand j'étais jeune, mon jeu préféré, c'était Double Dribble (un jeu de basket sorti sur la console NES en 1987, ndlr). J'adorais les graphismes à l'époque. J'ai acheté ensuite la borne arcade de NBA Jam (1993) pour jouer chez moi tellement je trouvais ça encore plus fabuleux. Les jeux ont fait un long chemin depuis, surtout technologiquement. Ce NBA 2K16 est hallucinant de réalisme avec toutes ses options, sa richesse de contenus et ses graphismes. C'est comme regarder un vrai match NBA à la TV avec le show à la mi-temps que l'on anime désormais. Il montre tout ce qui fait le succès de ka NBA. En plus d'être bien faits, les joueurs ont leurs spécificités, leurs gestes marquants : James Harden fait son petit pas en arrière, Stephen Curry dégaine plus vite que les autres... Les choses que les joueurs font dans la vraie vie apparaissent dans le jeu.

Qu'est-ce que vous aimez dans ce jeu ?

S.O. : J'aime le fait de pouvoir choisir son joueur préféré et qu'il corresponde à ce que je sais de lui et de ce qu'il peut faire. J'aime l'atmosphère très réaliste du jeu, sur et en dehors du terrain.

Et quel est votre joueur préféré ?

S.O. : J'adore Stephen Curry, c'est mon joueur préféré. Il sait tout faire : shooter de l'extérieur, pénétrer, feinter, faire des passes décisives... Et dans le jeu, c'est pareil. Mon fils, lui, préfère James Harden.

"Quand j'étais rookie, j'ai dépensé un million de dollars en une journée"

À quel point la NBA a-t-elle changé depuis que vous y avez débuté (en 1992) ?

S.O. : Ça a pas mal changé. Les règles ont changé aussi. Le jeu est différent. Il y a beaucoup de talents aussi mais c'est un autre basket. Je n'aime pas beaucoup comparé à mon époque. J'ai commencé face à de grands joueurs qui avaient fait progresser le jeu (Magic Johnson, Larry Bird, Patrick Ewing...). Kobe Bryant et moi (Lakers), puis Dwayne Wade (Miami Heat), nous avons fait à chaque fois progresser le jeu. Désormais, LeBron James pousse les autres à être encore meilleurs. Les gars qui sont ici (James Harden, Stephen Curry, Anthony Davis ce soir-là, ndlr) veulent montrer qu'ils sont à son niveau. Aujourd'hui, au niveau de l'intensité de jeu et de la qualité physique, nous avons franchi un palier.

La soirée de lancement de NBA 2K16. De gauche à droite : Ernie Johnson, Shaquille O'Neal, Spike Lee, Anthony Davis, James Harden, Stephen Curry

La nouveauté du jeu, c'est le mode MaCarrière écrit par le réalisateur Spike Lee autour du héros, un jeune basketteur doué qui rêve de faire carrière en NBA. On le suit depuis sa décision d'abandonner l'université jusqu'aux sommets en passant par ses premières décisions une fois son contrat signé ou encore l'attitude de ses proches face à son succès...

S.O. : C'est très réaliste et je me suis reconnu dans les temps forts de sa carrière : la décision de quitter l'université pour la NBA qui n'est jamais facile à prendre, la réaction des proches, le premier chèque que l'on touche... Avec, j'avais acheté une voiture pas du tout à ma taille et dont je ne me suis jamais servie. Elle est restée longtemps au garage.

Vous aussi, vous avez fait des folies avec votre premier salaire ?

S.O. : Lorsque j'étais rookie (1re année professionnelle, ndlr), j'ai dépensé un million de dollars en une journée. Mon banquier m'a appelé en panique pour me dire que ça ne pourrait pas continuer comme ça. Comme le héros du jeu, j'ai aussi eu des "amis" qui m'ont proposé des projets plus ou moins farfelus. L'un d'eux voulait que l'on investisse ensemble dans un café Starbucks. Je lui ai répondu : "J'ai jamais vu un noir boire un café. Les noirs boivent du thé ou du chocolat chaud". Depuis, chaque fois que je passe devant un Starbucks et que je vois des noirs qui y boivent, je me dis que j'ai été un sacré imbécile... Et par la suite, je me suis acheté deux tigres et un cheval qui m'a toujours snobé.

NBA 2K16 Disponible sur PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One et PC PEGI 3

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