ON A TESTÉ - Red Dead Redemption II, le jeu qui va faire sa loi

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JEU VIDÉO – Red Dead Redemption II est disponible depuis ce vendredi 26 octobre. Nous avons pu le tester il y a quelques jours. Manette en main, nous sommes partis à l'assaut des plaines du Far-West naissant dans les pas très réussis d'une bande de hors-la-loi prêts à faire régner son ordre dans le milieu vidéoludique.

Chaque sortie d'un jeu Rockstar Games est suffisamment rare pour être particulièrement attendue. Le studio américain derrière la saga Grand Theft Auto, Max Payne ou encore L.A.Noire sait se faire désirer et créer l'événement, cochant à chaque fois quasiment toutes les cases du jeu vidéo à succès prêt à bouleverser l'Histoire vidéoludique par son inventivité. Et le nouveau Red Dead Redemption II, suite du premier volet couronné de succès il y a 8 ans, ne dérogera probablement pas à la règle.


Avant sa sortie ce vendredi 26 octobre, nous avons eu l'occasion de le tester à travers deux longues séquences de prise en main.

Visuellement, c'est bluffant !

Tout commence comme dans un bon vieux western : éperons et santiags, Stetson sur la tête, coups de feu, main sur le revolver, musique tout droit sortie d'un film de Sergio Leone, chevauchée fantastique à travers le désert ou la montagne. Le décor est planté, bienvenue dans l'Amérique de la fin du XIXe siècle, 12 ans avant les faits du premier épisode. On découvre la bande de hors-la-loi emmenée par Dutch van der Linde. Cette fois-ci, John Marston, héros du premier Red Dead, est encore l'un de ses mercenaires. Mais c'est un autre fidèle, Arthur Morgan, que l'on va incarner (à la première ou à la troisième personne).

Rockstar Games nous avait promis un univers authentique et vivant, fluide et riche en activités, mais toujours en mouvement. Les premières images de la bande en pleine préparation du braquage d'un train ne laissent pas de place au doute. C'est un très vaste monde ouvert qui se présente à nous, fourmillant de vie et de détails (reflet et son de la rivière, bruit des animaux qui se cachent dans les bosquets, changements de luminosité selon l'heure, traces de pas sur la neige…). 


Comme dans GTA V ou dans L.A. Noire, Rockstar a l'art de la reconstitution visuelle pour rendre le tout encore plus immersif. Tous les décors extérieurs ou intérieurs sont soignés, nous projetant avec évidence en 1899. Le jeu joue aussi la carte des techniques cinématographiques pour varier les angles (passages en 16:9 par moment) afin d'offrir quelques raccourcis de temporalité ou en misant sur le super-ralenti sur certaines actions. On se croirait dans un véritable western et l'on a envie de se balader partout. De quoi d'ailleurs perdre facilement le fil de l'histoire principale...

Cette histoire de hors-la-loi en plein Far West s'annonce haletante avec de multiples possibilités et des choix qui influencent le déroulé de votre aventure, tantôt en solo, tantôt en groupe. Après avoir classiquement -mais non sans difficulté dans la neige- attaqué le train, dézingué les ennemis et volé la cargaison, nous avons eu la possibilité d'éliminer ou non les témoins du braquage du train. Un geste qui modifie par la suite la trame de l'histoire et les rapports entre personnages. 


On peut aller partout, franchir toutes les portes, tout fouiller, parler à chaque habitant par le biais de contrôles enrichis qui offrent une multitude d'interactions, et autant d'orientations prises pour votre héros. Les très volubiles dialogues constituent d'ailleurs l'une des richesses du scénario et parsèment le tout de nombreux éléments pour avancer dans l'histoire.

Autant facile à prendre en main qu'à s'y perdre en balade

Niveau jouabilité, un même vent de liberté flotte sur ce Red Dead comme ce fut le cas dans GTA V. Tout est personnalisable : son style, son cheval (à choyer pour qu'il vous reste fidèle), ses armes, ses choix de vie… Nous voilà partis en solo nous balader vers la ville voisine de Valentine dont la reconstitution, du saloon au maréchal-ferrant en passant par l'alimentation générale, est assez bluffante et propose pléthores d'activités et autant d'embrouilles en perspectives.


Le campement de la bande, qu'il faut entretenir (ramener de la nourriture, des objets, des armes, etc.) sert de point d'ancrage et de repli. De là, nous nous lançons dans une longue vendetta contre une bande rivale dont on va prendre d'assaut le territoire. Choisir l'approche en catimini ou en force, décider d'y aller ou d'envoyer l'un de ses acolytes au charbon, et surtout choisir son arme via une interface très facile à prendre en main : les ordres sont donnés, c'est parti pour l'affrontement qui va (forcément) se terminer dans un bain de sang.

Ça pétarade, ça joue des poings, ça jure avec un accent de l'Amérique profonde à couper au couteau ! On a pris avec délice la température de ce magnifique Red Dead Redemption II, plongée prometteuse et dingue en vue. Deux petites heures, c'est un peu court pour avoir une idée précise et un large panorama de tout ce qui sera possible d'y faire. Néanmoins suffisant pour déjà se dire que l'aventure sera mouvementée et belle. Nous n'en n'avons très probablement eu qu'un minuscule aperçu. Mais maintenant, on n'a qu'une seule envie : reprendre la clé des champs et devenir hors-la-loi.

En vidéo

Red Dead Redemption II : les premières images de gameplay du jeu le plus attendu

RED DEAD REDEMPTION II – Un jeu Rockstar Games sur PS4 et Xbox One – PEGI 18.

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