On a testé Stadia, le futur service de cloud gaming de Google

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JEUX VIDÉO - Attendu pour novembre prochain, Google Stadia continue d’interroger sur sa technologie et son fonctionnement. Nous avons pu prendre pour la première fois en main le futur service de cloud gaming du géant américain et avoir un aperçu de ce que beaucoup entrevoient déjà comme "l’avenir du jeu vidéo". A juste titre ?

A l’occasion de la Gamescom, le grand salon européen du jeu vidéo qui se tient cette semaine à Cologne (Allemagne), nous avons pu avoir un avant-goût de Stadia, le prochain service de cloud gaming de Google. Annoncé pour novembre prochain, Stadia permettra de jouer en streaming sur n’importe quel support tout en ayant ses jeux stockés sur un serveur distant.

La configuration qui nous est proposée pour jouer est assez simple : un Chromebook (ordinateur portable conçu par Google) est connecté à internet en wifi. Il est relié à un écran 4K par l’intermédiaire d’un câble HDMI et profite d’une bonne connexion internet en wifi. Pour pouvoir accéder à Stadia, le jeu (ici Doom Eternal de Bethesda) est lancé depuis le navigateur Chrome. Il s’agit là d’une des possibilités énoncées lors de la présentation du futur service de jeu vidéo qui permettra de jouer à ses différents titres achetés sur le store de Google depuis un téléviseur (en raccordant un appareil Chromecast), un smartphone ou une tablette (avec une très bonne et très stable connexion internet).

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De la fluidité et une expérience similaire à celle sur une console de salon

Pour la démonstration du service qui nous est proposée, le jeu est déjà affiché à l’écran. Nous n’avons pas la possibilité de voir l’interface telle qu’elle sera présentée sous Chrome et, à ce jour, elle reste toujours une inconnue. Seule une URL en haut de la page permet de savoir que nous sommes bien sur le navigateur du géant du web comme annoncé. Doom Eternal tournera ensuite en plein écran comme sur une console classique. Mais pas de test sur smartphone comme nous avions pu l'essayer lors de l'E3 par l'intermédiaire du Projet xCloud, la vision cloud gaming de Xbox.

La connexion nécessaire pour bien faire tourner Google Stadia

Pendant la vingtaine de minutes de test que nous avons pu effectuer, rien ne nous laisse penser que quelque chose diffère de nos habitudes sur console ou PC quand on passe par le cloud gaming, lançant le jeu depuis des serveurs lointains. L’expérience est fluide et aucune latence ne se fait ressentir (décalage entre les commandes de la manette et le rendu à l’écran). Sur un jeu de tir comme Doom Eternal, où les réflexes sont utiles voire primordiaux, le contraire aurait été flagrant. Même les temps de téléchargement sont rapides, voire plus encore que sur une PlayStation 4 ou une Xbox One. L’un des avantages du jeu dans le cloud !

Et la manette ? C’est une bonne surprise. A la croisée des chemins entre celles des consoles Xbox One et PlayStation, elle n’est ni trop épaisse ni trop petite. Elle tient bien en main avec son revêtement qui adhère et l’on trouve rapidement ses repères sur les boutons comme les sticks. Si l’on pouvait avoir des doutes sur sa conception et sa solidité, ils sont balayés. Nous n’avons pas pu, en revanche, tester le fameux bouton Stadia qui lancera les futures fonctionnalités sociales, l’assistance et les échanges sur YouTube.

Cyberpunk 2077 de la partie, mais toujours pas d’exclusivités

Les équipes de Stadia n’ont toujours pas donné de date officielle de lancement. Le service est attendu pour le mois de novembre et bénéficiera tout d’abord à ceux qui ont précommandé l’offre Founder’s Edition (avec une manette, un Chromecast 4K et trois mois d’abonnement à Stadia Pro inclus). Les possibilités de s’abonner à Stadia Pro (9,99 €/mois pour jouer notamment en 4K) ou Stadia Base (gratuit en HD) seront pour plus tard.

Du côté des nouveautés, Google a profité de l’été et de la Gamescom pour rallonger la liste de titres disponibles au lancement. Si l’on a désormais bien compris que Stadia ne serait pas un "Netflix du jeu vidéo" avec un catalogue de jeux accessibles en illimité chaque mois, le service de cloud gaming s’offrira néanmoins les titres les plus attendus. Ainsi, Cyberpunk 2077 (CD Projekt Red), Watch Dogs : Legion (Ubisoft) ou encore Mortal Kombat 11 (Capcom) seront disponibles.

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Car plus que les exigences en terme de connexion (au minimum 15 Mbit/s pour jouer sereinement), s’il y a un point qui cristallise encore les inquiétudes des futurs joueurs intéressés par cette nouvelle technologie, c’est bien la perspective de devoir racheter ses jeux pour y jouer, même sur tous les supports possibles. Alors la plateforme va devoir s’assurer des blockbusters très attendus à défaut d’obtenir déjà les incontournables exclusivités nécessaires pour se différencier des PS4 et autres Xbox One. Et le modèle économique reste aussi une interrogation. Les jeux, eux, devraient avoir un tarif sensiblement identique à celui des jeux physiques (environ 60 euros).

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