On craque tous pour Candy Crush Saga

On craque tous pour Candy Crush Saga

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JEUX VIDEO - Disponible sur Facebook et sur smartphone (Android et iOS), le jeu de niveaux connaît un énorme succès. Très addictif, il séduit déjà plusieurs centaines de millions de joueurs dans le monde.

Je joue, tu joues, elle joue, il joue, nous jouons... tout le monde joue à Candy Crush Saga. Ou presque. Qu'on aime ou qu'on déteste, rares sont les personnes qui n'ont jamais entendu parler de ce jeu sur smartphone ( Android  et iOS ) qui fait un carton et se paie même le luxe de passer de la publicité à la TV. Environ 300 millions de personnes - davantage de femmes que d'hommes et de tout âge - y jouent chaque mois. Parmi elles, un peu plus de 132 millions sont connectées à Facebook pour partager leur progression, demander de l'aide ou tout simplement retrouver leur session d'un appareil à l'autre. C'est le jeu N°1 sur le réseau social.

Non content d'être populaire, Candy Crush Saga est aussi un jeu extrêmement addictif. Quelque 700 millions de sessions de jeux sont enregistrées quotidiennement pour ce qui devient une "habitude" plus qu'un simple jeu. Avec 455 niveaux à passer, des milliers de bonbons colorés à déplacer pour en aligner au moins trois, pas de doute le successeur d'Angry Birds est bel est bien là. Des mises à jour régulières prolongent d'ailleurs la vie de ce jeu qui n'aura pas de fin tant que les joueurs en seront accros.

La bonne affaire des options payantes

Lancé par la firme londonienne King en avril 2012 sur Facebook puis sur smartphone en décembre dernier, Candy Crush Saga s'inspire de jeux déjà existant comme Bejeweled, où il faut aligner les éléments de même forme et de même couleurs pour cumuler les points et passer au niveau suivant. Si vous n'y parvenez pas, vous perdez une vie. Et si vous venez à bout de vos cinq vies, il faut soit patienter une demi-heure, soit en appeler à l'aide auprès de vos amis Facebook soit... passer à la caisse. Car si Candy Crush est gratuit, de nombreuses options pour se faciliter la vie sont payantes. C'est ce qu'on appelle du freemium

Evidemment, personne ne reconnaîtra qu'il a payé pour progresser plus vite. Tommy Palm, le "Games Guru" de King, affirme que 70 % des personnes n'ont jamais déboursé le moindre centime pour arriver à bout des 455 niveaux. "On ne fait aucune différence entre les gens qui paient et ceux qui ne le font pas. On s’attache uniquement à faire un jeu amusant", a-t-il affirmé récemment au quotidien britannique The Guardian . Cependant, Candy Crush Saga permettrait de dégager environ 633 000 euros par jour de revenus, selon l'estimation de ThinkGaming.com.

Et ensuite ? Gare à la débâcle

Une manne dont King ferait bien de profiter au mieux car la poule aux oeufs d'or ne le reste jamais longtemps. Angry Birds est passé de mode, tout comme Draw Something ou encore FarmVille. L'éditeur de ce dernier, l'américain Zynga, l'a appris à ses dépends.

Après l'énorme succès du jeu et une introduction en bourse réussie, la start-up basée à San Francisco connaît maintenant une hémorragie de joueurs, perd de l'argent et a vu son action perdre 70 % de sa valeur initiale (d'environ 10 dollars en décembre 2011, à moins de 3,5 dollars aujourd'hui). La vraie gageure est de parvenir à créer le jeu suivant qui fera un carton avant d'être à cours de vie.

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