Once, Tinder, Meetic... Il ne faut pas plus de 5 secondes à une femme pour "swiper" ou non

High-tech
DirectLCI
AU SUIVANT – Selon une étude YouGov, les Français consacrent près de quatre heures par semaine à "swiper" (balayer du doigt) des profils sur les applications de rencontre. Mais s’ils sont en quête de l’âme sœur à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, pas question de consacrer trop de temps à chaque profil.

C’est un phénomène de société qui touche avant tout les Millennials, mais pas seulement. Selon une étude YouGov pour le site de rencontre Once, "swiper" (balayer son écran de smartphone du doigt) est devenu un geste classique pour trouver l’âme sœur sur les applications de rencontre ou écarter les profils qui n’intéressent pas.


"Nous assistons à la naissance d’un nouveau phénomène dans la rencontre en ligne. L’arrivée du 'swipe', simple, rapide et parfois radical, rend la rencontre en ligne extrêmement sélective", souligne Jean Meyer, fondateur de Once. Ainsi, l’étude montre que 50% des utilisateurs ne passent pas plus de 30 secondes sur un profil. Il faut même moins de cinq secondes à 20% des femmes françaises pour savoir si elles souhaitent poursuivre l’approche ou non, quand 25% des hommes mettent entre 30 secondes et une minute à se décider. Les Autrichiens sont les plus expéditifs et plus de quatre sur dix n’ont besoin que de 10 secondes après avoir vu le profil. 

En mangeant, sur les toilettes...

Exit les agences matrimoniales d’antan ou même les sites de rencontre, tout passe désormais par des applications comme Meetic, Tinder, Once ou encore Happn, à n’importe quel moment de la journée. 77% des Français reconnaissent ainsi passer les profils en revue smartphone à la main sur leur canapé ou dans leur lit. Une bonne partie des sondés masculins admet d’ailleurs swiper beaucoup plus que les femmes, et dans n’importe quelle occasion, en mangeant (23%), sur les toilettes (21%) au bureau (12%), voire lors d’un autre rendez-vous (6%).


Au total, deux Français sur trois consacreraient jusqu’à quatre heures par semaine à scruter des centaines et des centaines de profils de manière frénétique, sans porter toute l’attention nécessaire. Loin cependant derrière les Autrichiens qui, à 82%, dépassent allègrement les quatre heures de navigation. "Le swipe ne permet pas de prendre des décisions réfléchies. Cette approche peut très bien fonctionner pour les histoires sans lendemain mais ne sert que très rarement ceux qui cherchent une histoire sérieuse", explique Jean Meyer.


Swiper ne se ferait d’ailleurs pas sans inquiétude pour 10% des femmes interrogées. 23% des hommes avouent quant à eux s’ennuyer en le faisant quand cela ressemble à un passe-temps pour 68% des sondés français. Une attitude qui tranche avec celle de leurs voisins allemands qui se déclarent frustrés par "la dictature du swipe" à 20% alors que les Anglais trouvent cela fastidieux (30%).


*Etude réalisée auprès de plus d'un millier d'utilisateurs du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, de l’Autriche, de l’Italie et de la Suisse.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter