Ornikar : le service en ligne qui veut dépoussiérer l'auto-école

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TECHNOLOGIES – Dans le cadre des Grands Prix de l'innovation de la ville de Paris, metronews vous propose de découvrir certains des projets sélectionnés. Aujourd'hui, zoom sur Ornikar qui veut faciliter la mise en relation entre particuliers et moniteurs de conduite. Mais contestée par les syndicats d'auto-école, la start-up attend encore son agrément lui permettant de démarrer son activité.

Benjamin Gaignault n'est pas en colère, mais déterminé. Le cofondateur d' Ornikar bataille depuis presque un an pour obtenir l'agrément lui permettant de lancer sa start-up. "Notre idée est de faciliter l'accès des particuliers à des cours de conduite leur permettant de se présenter à l'examen du permis", explique le jeune entrepreneur à metronews.

Seulement voilà, avant même la création de leur entreprise en décembre 2013, les deux entrepreneurs de 25 et 27 ans se font attaquer en justice par six associations et syndicats d'auto-école pour "exercice illégal de l'enseignement de la conduite". "Nous avons pourtant un local à Paris, une voiture à double commande et une salle de code comme n'importe quelle auto-école", se justifie Benjamin Gaignault.

Une entreprise prête à exercer

Si les plaignants ont finalement été déboutés, les deux associés n'ont cependant plus le droit de communiquer sur les tarifs qu'ils veulent pratiquer. Il suffit pourtant de lire la presse consacrée à Ornikar pour retrouver l'information : l'heure de conduite devrait être facturée 34,90 euros au client. Loin de la moyenne nationale de 48 euros et encore plus compétitif que le tarif moyen de 55 euros pratiqué à Paris.

Des prix qui peuvent donner l'impression aux auto-écoles classiques d'être en danger. "Nous avons pourtant d'ores et déjà 280 moniteurs indépendants et 50 auto-écoles qui veulent travailler pour nous et qui attendent que l'on reçoive notre agrément", précise Benjamin Gaignaulg. Et contrairement aux chauffeurs Über qui ne disposent pas de licence de taxi, la start-up veut pour sa part "être dans les clous".

Après avoir dépensé 28 000 euros de loyer, les fondateurs d'Ornikar restent combatifs. "Nous avons les moyens de tenir encore longtemps, nous sommes soutenus à 100 % par nos investisseurs". Leurs noms ? "Ce sont des entrepreneurs, mais nous ne communiquerons pas leur identité avant le mois prochain ou janvier 2015". Ornikar avait cependant gagné le concours "101 Projets" lancé l'année dernière par Marc Simoncini, Jacques-Antoine Granjon et… Xavier Niel.

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