Où sont partis les 11 millions d'ados qui ont quitté Facebook ?

Où sont partis les 11 millions d'ados qui ont quitté Facebook ?

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RESEAUX SOCIAUX - Selon un rapport d'un analyste de iStrategyLabs, plus de 10 millions de jeunes se sont détournés de Facebook depuis 2011. Ils auraient opté pour des applications commeTwitter, Instagram, Snapchat, WhatsApp, etc.

Comment communiquent les jeunes ? Selon un rapport paru récemment du cabinet iStrategyLabs, c'est de moins en moins via Facebook. L'étude indique que le site a vu près de 4,3 millions de lycéens et 7 millions d'étudiants en université cesser toute utilisation en trois ans. Au total, entre les nouvelles inscriptions et les abandons, Facebook compte 3 millions d'ados en moins qu'en 2011  et 25,3 % d'utilisateurs en moins sur la tranche des 13-17 ans depuis 2011.

Sans avancer de tels chiffres, le directeur financier - David Ebersman - a lui-même reconnu l'an passé que les jeunes américains étaient moins intéressés par Facebook qu'auparavant. Le réseau social numéro un aurait-il perdu de sa superbe ? La présence croissante des adultes et des seniors aurait-elle fait fuir les ados ? C'est une sorte de mélange de plusieurs facteurs qui jouent en la défaveur de Facebook, affirme une vaste étude européenne . Le désamour des jeunes est dû à la présence de leurs parents sur le réseau social et l'ennui d'avoir à supporter des amis qui partagent trop d'informations. Surtout, Facebook n'est tout simplement plus à la mode auprès des jeunes. "Facebook n'est plus cool", a constaté Daniel Miller, un anthropologue britannique. Il est "mort et enterré" .

D'autres réseaux sociaux prennent le relais

Mais alors qu'est-ce qui est cool ? Il n'y a pas un seul bénéficiaire de cette fuite des ados mais plusieurs. Les analystes en ont identifié quatre principaux : Twitter, Instagram, Snapchat et WhatsApp. Quatre applications mobiles consommées de manière plus volatile. Au-delà de Twitter et instagram, déjà bien installés dans le paysage Internet mondial. WhatsApp est également très populaire dans le monde entier. Cette application de messagerie compterait 430 millions d'utilisateurs dans le monde en janvier (contre 400 en décembre 2013 et en comparaison des 220 millions de Twitter) et deviendrait de plus en plus une alternative sérieuse aux SMS.

Mais c'est surtout Snapchat (Internet, iOS et Android) qui catalyse actuellement toutes les attentions, malgré à peine plus de 30 millions d'utilisateurs en décembre 2013. Si ce nouveau réseau social (créé en septembre 2011) se permet de refuser une offre de rachat de 3 milliards de dollars de la part de Facebook, c'est qu'il connaît une ascension fulgurante auprès des jeunes. Son principe ? Il permet d'envoyer des photos et vidéos - annotées ou non - à un autre membre, des images qui disparaissent une fois qu'elles ont été vues. Des messages éphémères, censés ne pas laisser de trace - ou très peu -, qui ont tout pour plaire aux jeunes qui veulent pouvoir s'amuser sans que cela ne prête à conséquence. Alors que Facebook agrège, et conserve, toutes les infos ad vitam aeternam.

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