Piratage de Facebook : l'enquête s'oriente vers la piste d'une escroquerie

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INVESTIGATIONS - Selon le Wall Street Journal, l'entreprise américaine pense que les pirates qui ont accédé aux informations de 30 millions d'utilisateurs sont des spécialistes du marketing numérique, cherchant à se faire de l'argent.

Faebook pense que le piratage informatique qui a permis à des inconnus d'avoir accès aux informations privées de 30 millions de ses utilisateurs a été orchestré par des "spammers" à des fins financières et non par une nation à des fins politiques, affirme le Wall Street Journal. Selon les conclusions préliminaires de l'enquête interne de Facebook, ces escrocs cherchaient à gagner de l'argent avec des pubs de type "spams" et n'étaient visiblement pas des pirates à la solde d'un pays étranger, indique le quotidien économique, citant une source anonyme proche de ces investigations.


Interrogé par l'AFP, le site de Mark Zuckerberg a renvoyé à ses déclarations précédentes, indiquant que le FBI lui avait demandé de ne pas évoquer les personnes qui pourraient être derrière cette action. L'hypothèse de simples escrocs éloigne donc le spectre d'une action à but politique, qui aurait pu être orchestrée de l'étranger, comme ce fut selon les renseignements américains et Facebook le cas pendant l'élection présidentielle américaine de 2016.

L'image du réseau social écornée par ce piratage

La faille reste néanmoins dommageable pour l'image du groupe, déjà ternie par la manipulation politique ou le scandale des données personnelles ayant fuité jusqu'à la firme Cambridge Analytica. Pour rappel, Facebook a révélé le 28 septembre une faille de sécurité touchant 50 millions de comptes. Il avait finalement revu ce chiffre à la baisse la semaine dernière, estimant que 29 millions de comptes avaient été affectés.


Pour l'ensemble des 29 millions de comptes (dont trois millions en Europe, le chiffre précis pour la France étant pour l'instant inconnu), les pirates ont accédé au nom de l'usager, son adresse de courriel et/ou son numéro de téléphone (si celui-ci était indiqué.) 

Pour 14 de ces 29 millions de comptes, la pêche a été beaucoup plus fructueuse, et potentiellement plus dommageable.En effet, outre le nom et les contacts, les pirates ont aussi pu avoir accès aux autres informations recensées sur le réseau social : sexe, statut de la situation amoureuse, éducation reçue, date de naissance, lieu d'habitation (s'il était renseigné), emploi occupé, pages internet et personnes suivies par les usagers concernés. 


Les hackers ont notamment pu accéder à ces comptes comme s'ils en étaient propriétaires. Mais ils n'ont, selon le réseau social, pas publié ou modifié de contenus.

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