Piratage de LinkedIn : un premier homme arrêté

Piratage de LinkedIn : un premier homme arrêté
High-tech

HACKER – Plus de quatre ans après le piratage du site LinkedIn, les autorités tchèques ont arrêté un Russe qui pourrait être lié à l’affaire. Des identifiants et mots de passe de plus de 100 millions d’inscrits avaient été proposés à la vente sur le darknet.

Ils ne sont pas 6,5 mais 100 millions de victimes potentielles du piratage de LinkedIn. Le réseau social professionnel avait tenté dans un premier temps de minimiser l’affaire survenue en 2012 avant que la découverte d’une mise en vente des coordonnées de plus de 100 millions de personnes de toutes nationalités soit dévoilée sur internet en mai dernier.

Jusqu’à présent, les autorités américaines et étrangères n’avaient pas réussi à coincer les hackers, même si la Russie semblait dans leur viseur. Début octobre, les choses semblent s’être accélérées. Les autorités tchèques ont annoncé avoir arrêté un homme de 30 ans d’origine russe qui pourrait être lié au piratage.

Une collaboration avec le FBI

L’individu a été interpellé à Prague le 5 octobre dernier, mais le New York Times explique qu’aucune information n’avait filtré "pour des raisons stratégiques". Le travail a été fait à la demande du FBI, a précisé la République tchèque. LinkedIn a indiqué que cette arrestation était en lien avec le piratage dont la société avait été victime. "Nous remercions le FBI pour son travail et son abnégation pour localiser et arrêter les responsables présumés de cette activité criminelle", explique le réseau dans un communiqué. Si le hacker pourrait être lié à d'autres piratages connus (MySpace, Tumblr) où les données des utilisateurs avaient également été mises en vente sur le darknet, aucun lien n'a été établi avec les piratages récents dont a été victime le parti démocrate.

Après avoir fait un malaise lors de son arrestation qui a nécessité une hospitalisation, le pirate russe a été incarcéré. Plusieurs états dont les Etats-Unis réclament désormais son extradition. La Russie a demandé que son ressortissant lui soit remis et a pris des mesures pour assurer sa sécurité, explique l'agence de presse Tass.

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