Pourquoi Facebook a eu raison de séparer Facebook de Messenger

Pourquoi Facebook a eu raison de séparer Facebook de Messenger

DirectLCI
RÉSEAU SOCIAL - Une aberration pour certains, une manière de forcer la main des utilisateurs pour d'autres… l'application Facebook Messenger a longtemps été décriée. Mais elle ne quitte pas le top des téléchargements.

La décision de Facebook avait fait couler beaucoup d'encre et grincer de nombreuses dents. Dans le courant 2014, le réseau social numéro un avait peu à peu bloquer l'utilisation de son service de messagerie instantanée Messenger via son application Facebook sur mobile. Objectif : forcer les utilisateurs à télécharger une seconde application sur son smartphone, dédiée uniquement à ces discussions en têt-à-tête ou en petit groupe.

Et si ce choix n'a pas fait plaisir aux utilisateurs, obligés soit de passer par la version Web de Facebook, soit de se plier aux exigences de Facebook, le réseau social de Mark Zuckerberg a finalement réussit son pari stratégique. Car il faut bien avouer que les membres, après avoir boycotté un temps l'appli Messenger, ont fini pour la plupart a cédé et l'installer sur leur téléphone. Preuve en est le nombre de téléchargements enregistrés et un chiffre croissant d'utilisateurs actifs : 600 millions en mars 2015.

A LIRE AUSSI >>  Vous allez pouvoir vous inscrire sur Messenger sans passer par Facebook

Un succès croissant et des avis utilisateurs qui s'améliorent

Quand on analyse le classement de l'application dans les magasins virtuels des systèmes d'exploitations (Play Store pour Android et App Store pour Apple), on ne peut que constater un succès croissant de Facebook Messenger dans le nombre des téléchargements mensuels depuis l'été 2014. Elle est même l'appli la plus téléchargée de l'ensemble de l'année passée :

Mieux, les commentaires et avis d'utilisateurs sur l'application étaient exécrables au moment où l'application est devenue obligatoire sur smartphone. Les personnes forcées de télécharger le module complémentaire sur leur téléphone mobile prenaient un malin plaisir à noter très mal l'appli et à déverser leur bile lorsqu'ils donnaient leur avis. Un an plus tard, les choses ont bien changé. Même si les critiques à l'encontre de certains bugs sont toujours bien présents, finie la grogne sur cette appli "obligatoire". Preuve que le grand public a digéré cette décision stratégique.

Messenger a vocation à s'enrichir de services complémentaires

De bon augure pour appliquer sereinement la stratégie de Mark Zuckerberg quant à Messenger. Autant WhatsApp, l'autre service de messagerie instantanée détenu par Facebook (700 millions d'utilisateurs) a vocation à rester très "utilitaire", tel un système SMS, autant Facebook Messenger a vocation à s'enrichir de services complémentaires.

En janvier 2015, David Marcus, un Français ancien patron de PayPal et désormais vice-président de Facebook en charge de la division messagerie, avait d'ailleurs été très clair quant à la séparation entre Facebook et Messenger sur le mobile : "Si c'était à refaire, on le referait", avait-il asséné en début d'année. "C'était une bonne décision sur le long terme, cela nous permet d'enrichir la fonctionnalité de messagerie de Facebook". Le lancement - en test - de services comme  le transfert d'argent entre amis  et l'ouverture de l'appli à des services tiers en fournissent la preuve.

EN SAVOIR +
>> 
Facebook : le transfert d'argent entre amis via Messenger arrive
>>  Applis les plus téléchargées en 2014 : Facebook truste les 4 premières places
>> 
Séparation entre Facebook et Messenger : "Si c'était à refaire, on le referait" >>  Vous allez pouvoir vous inscrire sur Messenger sans passer par Facebook

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter