Pour le boss d’Apple, la réalité augmentée a plus d'avenir que la réalité virtuelle : mais c'est quoi la différence ?

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Invité d'un talk-show américain, le boss d'Apple Tim Cook a expliqué récemment les raisons pour lesquelles il croit davantage à la réalité augmentée qu'à la réalité virtuelle qui, selon lui, a pour principal défaut d'enfermer l'utilisateur dans un "monde parallèle". Mais au fait, c'est quoi la différence entre ces deux technologies, concrètement ? Nos explications.

Cela fait plusieurs mois que la marque à la pomme évoque son envie de se lancer dans le secteur de la réalité augmentée : "Il y a la réalité virtuelle et il y a la réalité augmentée. Les deux sont vraiment intéressantes", a récemment déclaré le patron d’Apple Tim Cook, invité de l’émission Good Morning America. Mais s’il faut choisir, sa préférence va à la réalité augmentée : c’est cette technologie qui est la plus importante, "et probablement de loin", prophétise-t-il.

C'est quoi la réalité augmentée ?

En plus d’avoir fait prendre l’air à vos enfants, le succès du jeu mobile "Pokémon GO" aura eu au moins le mérite d’avoir mis en lumière cette technologie : la réalité augmentée consiste à afficher un objet virtuel dans un environnement réel par le biais d'un écran. En l'occurence, celui de votre smartphone. Pour ceux qui n'ont pas encore été pris par la frénésie de la chasse au Pokémons, ce jeu pour smartphone permet, grâce à l’appareil photo et à la géolocalisation, de faire apparaître ces drôles de créatures dans la vraie vie.

Révolutionnaire ? En fait, pas vraiment. Le concept de réalité augmentée n’est pas nouveau : rappelez-vous des fameuses "Google Glass". A en croire le géant d’Internet, ces lunettes  high-tech devaient changer notre vision du monde, et notre usage de la technologie. Comment ? En surimprimant sur les verres des informations, comme par exemple un message ou bien encore la direction à suivre lors d'un itinéraire.

Quatre ans après son lancement, les lunettes de Google se sont soldées par un échec cuisant. Le géant de l'Internet a annoncé en janvier dernier qu’il arrêtait leur production, du moins "pour le moment".  Sans compter son prix (1500 euros, tout de même!), la limite technologique des Google Glass tient surtout au fait de la gêne occasionnée dans la vie sociale : elles peuvent être perçues comme ridicule voire, pire, comme intrusives lorsqu'on les porte dans la rue. 

Et la réalité virtuelle alors...

La plupart des géants de la high-tech – de Facebook (Oculus Rift) à HTC (Vive), en passant par Samsung (Gear VR), Sony (Playstation VR) ou bien encore Microsoft (Hololens) préfèrent miser sur la réalité virtuelle, avec en ligne de mire l’industrie du jeu vidéo. Bien au chaud, chez soi, et à l'abris des regards indiscrets ! 


A la différence de la réalité augmentée, elle permet, par le biais d’un casque, de  plonger l'utilisateur dans un monde virtuel totalement immersif, un peu à la manière de la matrice dans le film Matrix. En juin dernier, dans le but de booster les ventes de son casque de réalité virtuelle Samsung Gear VR, le géant sud-coréen a organisé un "show room" géant sur le parvis de la Bibliothèque François-Mitterrand à Paris. Un mini-parc d’attractions éphémère, aux allures de fête foraine futuriste.

Baptisé "S7 Life Changer Park", l'évènement permettait aux néophytes découvrir les joies de l’immersion en réalité virtuelle.

Le principe ? Sur chacune des attractions, une vidéo à 360° est diffusée dans un casque Gear VR, mis à disposition des visiteurs par la marque. Pour fonctionner, celui-ci utilise l’écran du téléphone qui se trouve à l’intérieur : un Samsung Galaxy S7, dernier né du fabricant coréen. 

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Neuf attractions étaient accessibles gratuitement : des montagnes russes à la maison hantée des zombies, du saut en ski à la session de surf, en passant par le safari au milieu des dinosaures de Jurassic Park ou la balade en hélicoptère au-dessus de New York. Pour rendre l’expérience encore plus immersive, en plus du casque de réalité virtuelle, l’environnement en lui-même interagit de manière synchronisée avec les images diffusées dans le casque. 

Réalité augmentée ou réalité virtuelle : qui l'emportera ?

Pour le boss d'Apple, pas l'ombre d'un doute :  "Pour qu’il y ait une sorte d’adoption massive, il faut que ça soit quelque chose que tout le monde voit comme quelque chose d’acceptable". Et d'après lui : "Peu de gens vont trouver acceptable de se sentir enfermé [derrière un casque de réalité virtuelle]. Cela va prendre un peu de temps, parce qu’il y a de nombreux défis technologiques à relever. Mais cela arrivera un jour", prédit Tim Cook, sans en dire davantage sur les ambitions d'Apple dans ce domaine.

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