REPORTAGE - Reconnaissance faciale : Londres, royaume des caméras qui vous repèrent dans la foule

REPORTAGE - Reconnaissance faciale : Londres, royaume des caméras qui vous repèrent dans la foule

JT 20H - Cédric O, le secrétaire d'État chargé du Numérique, a annoncé lundi qu'il souhaitait évaluer les possibilités d'utilisation de la reconnaissance faciale dans l'Hexagone. Notre voisin, le Royaume-Uni, en fait déjà grand usage pour lutter contre l'insécurité. Comment cela fonctionne-t-il ? Est-ce efficace ? Comment empêcher les dérives ? Nous avons enquêté à Londres.

Londres est l’une des villes les plus vidéo-surveillées au monde : 500.000 caméras y sont installées. Il est donc quasiment impossible de marcher dans la rue sans être repéré. Mais au-delà de la vidéo-surveillance, les caméras les plus sophistiquées sont désormais dotées d'une technologie encore plus pointue : la reconnaissance faciale. Comme son nom l'indique, elle permet notamment de reconnaître le visage d'une personne recherchée dans une foule de plusieurs milliers d'individus. 

Pendant plusieurs mois, la police britannique a multiplié les tests dans la rue. Sans possibilité d'y échapper : un homme s'étant couvert le visage pour éviter d'être reconnu a alors reçu une amende d'environ 100 euros.

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 Pour les associations de défense des droits de l'homme, il y a donc urgence à légiférer car si la technique est légale, aucune règle spécifique n'encadre cependant l'utilisation de ces caméras de reconnaissance faciale. "Au fur et à mesure que les gens passent devant la caméra, des points sont identifiés sur leur visage. Ils sont ensuite transformés sen carte numérique. Le problème, c'est que cette carte est une donnée biométrique équivalente à votre empreinte digitale. Or quand un Etat veut prendre votre empreinte digitale, il y a tout un procédé, vous donnez notamment votre consentement", rappelle Eliott Bendinelli, de  l’association Privacy International. Avec la reconnaissance faciale, ce n’est évidemment pas le cas. 

D’où les interrogations, d’autant que les tests effectués par la police britannique afficheraient plus de 80% d'erreurs ! Celle-ci assure cependant que les images d'anonymes sont immédiatement effacées et que tous les tests ont été stoppés. Ce qui n’empêche pas des entreprises privées – comme par exemple des supermarchés – d’utiliser cette technologie, sans aucun contrôle et sans aucun cadre légal approprié...


Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 15/10/2019 présenté par Gilles Bouleau sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 15 octobre 2019 des reportages sur l'actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

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