Mondial de l’Auto : comment la réalité virtuelle s’invite dans votre voiture

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NOUVEAUX MONDES - L’automobile ne cesse de faire de l’œil à la technologie. Et cela ne s’arrête pas seulement à l’ajout de connecté dans l’habitacle ou à rendre la voiture autonome. Tout se pense désormais très en amont, notamment avec l’aide de la réalité virtuelle.

A l’occasion du Paris Motor Show, et en marge du Mondial de l’auto, quelques startups spécialisées sont venues montrer tout leur savoir-faire en termes d’innovations mêlant les technologies et la technique. Par petite touche, la réalité augmentée vient en effet en aide aux concepteurs, constructeurs ou aux futurs acheteurs.


Le futur de la vente de véhicule prendra peut-être ainsi moins de place chez les concessionnaires. La société ZeroLight a par exemple noué un partenariat avec StarVR, concepteur du casque de réalité virtuelle StarVR One assez innovant avec une résolution de 16M sub-pixels et avec un champ de vision très large (210°) et haute définition, pour proposer aux acheteurs de customiser leur prochaine voiture. 


Résultat : il est désormais possible de configurer un Porsche Cayenne Turbo selon ses goûts et envies.  Casque sur la tête, vous voilà projeté au cœur de Tokyo (le choix de la ville est imposé), votre véhicule devant vous. Vous avez alors une vue à 360 degrés et toute une palette d’options à disposition (couleur extérieur, des sièges, choix des enjoliveurs et d’accessoires) pour concevoir la voiture, tourner autour pour mieux voir le rendu ou même monter à l’intérieur pour savoir si les fauteuils en cuir seront mieux en noir ou en rouge. Tout change en temps réel tandis que le casque dispose d’une technologie de suivi du regard en complément. On peut regarder par la fenêtre ou voir les effets de la lumière sur la carrosserie. Le véhicule est à l’échelle, vous en ouvrez ou fermez les portes comme le coffre. 

Chez Visionaries 777, on mise aussi sur la réalité augmentée et virtuelle pour proposer des solutions innovantes au secteur automobile en matière de formation, communication ou vente. La réalité augmentée va ainsi servir à comprendre le fonctionnement des différents éléments d'un moteur de moto qui trône devant vous. Armés d'un smartphone et en tournant autour, on voit alors apparaître les moindres détails. Tels des rayons X, il est aussi possible de regarder sous la carrosserie un élément précis du moteur, de l'habitacle, qui va apparaître en surimpression. Une innovation à destination des constructeurs comme des acheteurs potentiels. 


Ces derniers disposeront également d'une expérience en réalité virtuelle ou à 360° pour customiser leur prochain véhicule. Sinon, ils pourront, sur leur smartphone ou leur tablette, poser différents types de matériaux ou de couleurs. Ceux-ci vont être immédiatement reconnus et le résultat apparaîtra sur une reproduction en 3D à taille réelle de la voiture.

Immersiv.Io a fait pour sa part le pari de la réalité augmentée pour un travail collectif. Casque de réalité mixte HoloLens sur la tête, une voiture est "placée" sous vos yeux. Vous pourrez tourner autour, la modifier, retravailler ou changer des éléments puis la soumettre à d'autres collègues équipés d'un même casque (dans la même pièce ou ailleurs) pour qu'ils constatent les changements et apportent les leurs. 


Pour les designers et graphistes spécialistes de l'automobile, voilà un outil ce collaboration intéressant qui peut s'accompagner d'un fonctionnement à l'aide d'un smartphone. Immersiv.Io travaille d'ailleurs aussi avec Airbus pour concevoir certaines pièces d'avion avec des équipes dispatchées un peu partout dans le monde.

Même au niveau de la formation, la réalité augmentée comme la réalité virtuelle peuvent avoir une véritable utilité. Seabery a ainsi mis au point une session d’apprentissage de soudure mêlant les deux technologies au sein d’un casque de réalité virtuelle caché derrière… un masque de soudeur. Pour ajuster le geste, connaître les différentes techniques, la startup a mis au point un kit de formation composé d’une console ordinateur, qui reprend la forme d’un bloc électronique de soudure, et d’un fer à souder physique mais à la soudure virtuelle. 


Des exercices ajustés et adaptés à tous les niveaux sont proposés. "Cela permet une formation plus pointue des apprentis, mais aussi plus économique", explique à LCI Seabery. Car c’est sur l’écran du casque que tout se joue, la justesse du coup de main, la technique qui apparaît plus vraie que nature. A la fin, l’étudiant hérite d’un bilan pour connaître ses points forts et points faibles à travailler.

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