San Francisco : une manifestation anti-Google contre... les prix de l'immobilier

San Francisco : une manifestation anti-Google contre... les prix de l'immobilier

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PROTESTATIONS – Des manifestants veulent se faire entendre sur un problème entrainé par le développement des entreprises technologiques dans la région de San Francisco. La hausse des prix de l'immobilier due aux importants salaires de leurs employés.

Quand Google déclenche une manifestation, ce n'est pas contre sa politique de confidentialité ( notamment épinglée en France par la Cnil ), mais contre la hausse de l'immobilier. Aux Etats-Unis, à San Francisco, les habitants de la ville ont protesté ce mercredi 22 janvier devant le domicile d'un salarié de la société.

Les manifestants ont sonné à la porte du domicile d'Anthony Levandowsky, avant de bloquer son allée pendant 45 minutes, puis le service de bus proposé par Google à ses employés. L'homme, travaillant sur le projet de voiture sans chauffeur au sein de Google X (le laboratoire de la société), est accusé parmi d'autres de faire monter les prix de l'immobilier dans la ville californienne.

"La déconnexion et le luxe de cette classe"

Le groupe, baptisé Counterforce, a également distribué des tracts ( PDF en anglais ) remplis de détails personnels sur l'employé, comme le rapporte le blog Silicon 2.0 . Selon les informations rassemblées par les manifestants, Anthony Levandowsky aurait acheté un appartement dans un complexe d'habitation en cours de constructions à Berkeley, une ville faisant partie de l'agglomération de San Francisco.

"Il participe à la stérilisation et à la gentrification de Berkeley", explique le tract. "Ce projet est le témoin de l'arrogance, de la déconnexion et du luxe de cette classe", continue-t-il. Le développement des entreprises technologiques de la Silicon Valley, à 45 minutes de route de San Francisco, a entraîné une hausse des prix des loyers très importante. Un studio se loue actuellement 2 300 dollars (1 680 euros), un deux-pièces 3 300 dollars (2 200 euros).

De quoi inciter la municipalité de San Francisco à taxer les sociétés proposant un service de bus privé à leurs employés pour se rendre sur leur lieu de travail. Depuis le 21 janvier dernier, elles doivent verser 1,5 million de dollars (un peu plus d'un million d'euros) par an pour avoir le droit d'utiliser les arrêts de bus publics. Une initiative qui risque d'être insuffisante pour calmer les ardeurs des manifestants.

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