Séparation entre Facebook et Messenger : "Si c'était à refaire, on le referait"

Séparation entre Facebook et Messenger : "Si c'était à refaire, on le referait"
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RÉSEAUX SOCIAUX – Ancien président de PayPal et vice-président de Facebook en charge de la messagerie depuis cinq mois, David Marcus explique à metronews le choix du réseau social d'avoir créé une application dédiée, à contre-courant de ce que désiraient certains utilisateurs. Il expose également le futur de Facebook Messenger.

En décembre 2013, Facebook déclenchait l'ire de ses utilisateurs en créant l'application Messenger. Celle-ci devenait ensuite indispensable à l'utilisation de la messagerie du réseau social, obligeant son installation sur les smartphones . Une stratégie dénoncée par de nombreux avis négatifs sur les boutiques d'applications.

"Si c'était à refaire, on le referait", assume pourtant David Marcus, un Français au long passé d'entrepreneur, ancien patron de PayPal et désormais vice-président de Facebook en charge de la division messagerie qui compte une centaine d'employés. "C'était une bonne décision sur le long terme, cela nous permet d'enrichir la fonctionnalité de messagerie de Facebook", continue-t-il.

WhatsApp et Messenger : deux stratégies différentes

Depuis sa création, l'application Messenger multiplie en effet les nouveautés : appels vidéo , stickers, conversation en groupe, voix sur IP ou encore dictée vocale. "Nous sommes passés d'un usage asynchrone de type e-mail à une réelle utilisation de messagerie instantanée", se félicite David Marcus. Une vision qui a permis à Messenger de séduire 500 millions d'utilisateurs réguliers et de devenir l'une des applications les plus populaires du genre.

WhatsApp, propriété de Facebook, reste malgré tout devant avec 700 millions d'utilisateurs . Pourtant, le réseau social n'a pour l'instant aucune volonté de fusionner les deux : "WhatsApp a une approche plus utilitaire, basée sur le texte. Dans certaines régions, comme l'Espagne ou l'Amérique latine, WhatsApp est plus utilisé, mais ce n'est par exemple pas le cas en France ou Messenger est devant", détaille David Marcus, sans pour autant avancer de chiffres.

Payer grâce à Facebook ? Une possibilité à l'étude

Telle une start-up, la division Messenger multiplie les nouveautés : "Nous mettons l'application à jour toutes les deux semaines. Nous avons lancé récemment la retranscription en texte des messages vocaux en anglais, elle arrivera prochainement en Français. Nous réfléchissons également à la possibilité de ne pas notifier un expéditeur non désiré de la lecture de son message". Une fonction souvent demandée par les utilisateurs et autour de laquelle se multiplient les astuces en tous genres .

L'avenir de Messenger, Facebook le voit aussi auprès des entreprises : "Nous réfléchissons à la manière de l'utiliser pour communiquer avec une entreprise. Par exemple, il n'est jamais très agréable d'appeler une compagnie aérienne pour changer un billet, Messenger pourrait être dans ce cas-là une bonne solution".

Enfin, Facebook pourrait s'appuyer sur les compétences de David Marcus dans le paiement en ligne pour lancer sa propre solution. "Le paiement ne deviendra pas un business à proprement parler pour Facebook, mais plutôt une façon de réduire la friction entre le clic sur une publicité et l'acte d'achat". Ne vous étonnez donc pas si Facebook vous demande votre numéro de carte bancaire dans les prochains mois.

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