SpaceX reporte l'atterrissage de sa fusée sur une barge

SpaceX reporte l'atterrissage de sa fusée sur une barge

ESPACE – La société spatiale américaine voulait récupérer le premier étage de son lanceur pour faire des économies. Une expérience annulée au dernier moment et reportée à la fin de la semaine.

SpaceX devra retenter le coup pour réussir son exploit. L'entreprise spatiale californienne a renoncé au dernier moment ce mardi 6 janvier à lancer sa fusée Falcon 9. Cette décision reporte à vendredi 9 janvier sa tentative de faire atterrir une partie de l'engin, une première qui ouvrirait une nouvelle ère dans le transport spatial en le rendant plus économique.

"Le compte à rebours est terminé pour aujourd'hui", en raison d'un problème technique dans le second étage de la fusée, a précisé le commentateur lors de la retransmission en direct. Quelques minutes après son prochain lancement vendredi, SpaceX tentera de faire atterrir le premier étage de la fusée sur une piste d'atterrissage de 91 m de large sur 170 m de long flottant sur l'Atlantique à quelque 322 kilomètres des côtes du nord de la Floride.

Un système compliqué mais très économique

Pour l'heure, le lancement de fusées coûte des millions de dollars notamment parce que les lanceurs (qui fournissent le plus gros de la poussée afin de s'arracher à l'attraction terrestre) sont largués dans l'océan une fois leur mission accomplie. L'objectif de la société de l'entrepreneur Elon Musk est de récupérer cet étage afin de le réutiliser pour réduire sensiblement les coûts d'un lancement.

SpaceX travaille depuis deux ans au développement de technologies permettant cette prouesse. Elle est déjà parvenue à deux reprises l'an dernier à faire redescendre le premier étage pour un amerrissage en douceur. L'idée est de pouvoir un jour faire poser le lanceur à proximité du site de lancement, précise la société qui envisage aussi de récupérer le second étage à plus long terme. Mais réussir un atterrissage précis sur une plateforme flottante non amarrée dans l'océan est "beaucoup plus difficile", expliquait récemment Ellon Musk, estimant les chances de succès à "50 % au mieux".

Cependant lundi soir il avait écrit sur le site Reddit n'avoir "aucune idée" des chances de succès. "Contrôler le premier étage de Falcon qui mesure l'équivalent d'un immeuble de 14 étages avançant à 2 092 km par seconde revient à essayer de maîtriser un manche à balai posé sur la paume de la main en pleine tempête", soulignait la firme de Californie dans un communiqué en décembre. "Notre objectif est d'effectuer le plus de lancements possibles tout en réduisant les coûts (...) ce qui aurait un impact énorme sur le secteur du lancement", a dit lundi lors d'une conférence de presse Hans Koenigsmann, le directeur de la mission à SpaceX. Verdict ce vendredi.

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