Swatch : 20 ans de montres "connectées"

Swatch : 20 ans de montres "connectées"

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MONTRE CONNECTEE - Si le groupe horloger suissse Swatch critique les montres connectées, il possède une longue histoire dans le domaine. Mais il faut bien avouer qu'il n'a jamais rencontré le succès.

Si Nick Hayek, le PDG de Swatch, ne croit pas aux montres connectées et préparer même une bataille juridique face à Apple avec son iSwatch , cela n'empêche pas le groupe horloger suisse de tâter le terrain depuis de longues années :

1993 - Swatch Pager. C'est la première montre "connectée" de l'horloger. En réalité, elle intègre une fonction pager. La montre capte des messages alphanumériques envoyés par radio.  Voir une démonstration vidéo

1998 - La Swatch-Talk GSM. Une montre connectée… quinze ans trop tôt. Il s'agit d'une montre-téléphone GSM dont la commercialisation a été plusieurs fois repoussée. Finalement, en 1999, Swatch annonce l'arrivée imminente d'une montre capable de lire et de transférer des mails via… des tapis de souris spéciaux. La montre recevait un code et il fallait la brancher à un de ces tapis pour qu'elle télécharge le message. Un concept fumeux qui ne vit jamais vraiment le jour.

1998 - Swatch lance l'heure Internet, un  système alternatif de mesure de temps . Le groupe horloger a décidé de diviser une journée en 1000 beats et dont le méridien est situé à Bienne, en Suisse, au siège de Swatch International. Ce système, qui abolie toute notion de fuseau horaire, devait permettre aux personnes aux quatre coins du monde de vivre au même rythme et, par exemple, de se donner rendez-vous en ligne à une heure précise, comme @375 ou @876. Une idée qui a rapidement fait un flop.

2004 - la Swatch Paparazzi développé avec Microsoft. Il y a dix ans déjà, une montre permettait à son propriétaire de consulter la météo, les résultats sportifs, les dernières infos, l'horoscope, les messages MSN Messenger ou encore les cours de bourse. Le système utilisait la technologie Microsoft MSN Direct. A nouveau, ce fut un échec commercial.

2011 - Une licence Liquidmetal pour Swatch. Tout comme Apple, le groupe suisse a passé un accord pour obtenir une licence auprès de Liquidmetal Technologies. Il s'agit d'un alliage révolutionnaire qui permet de fabriquer une sorte de verre métallique. Basé sur une structure atomique non cristalline, cet alliage est dur comme du métal, souple comme du plastique et extrêmement léger.

2013 - Une iSwatch pour préparer l'arrivée d'Apple. Rien de connecté ni de très intelligent dans cette montre digitale mais un nom particulièrement utile pour préparer une longue bataille judiciaire face à la firme californienne. C'est ce qu'on appelle une stratégie de défense.

2014 - Une montre avec fonction Bluetooth. En début d'année, Swatch a annoncé le lancement prochain d'une nouvelle montre, la Swatch Touch Liquid Metal. Il s'agit d'une montre avec la fonction Bluettoth qui, reliée à son smartphone, pourra réaliser des tâches assez simples comme… déclencher l'appareil photo. Rien de très révolutionnaire donc. En attendant un projet développé en secret chez Swatch ?

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