Avec ses dernières nouveautés, WhatsApp soigne ses groupes... et fait taire les bavards

Avec ses dernières nouveautés, WhatsApp soigne ses groupes... et fait taire les bavards

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MESSAGERIE - Dans les cours d'écoles, les entreprises ou pour les cercles d'amis, les groupes WhatsApp sont souvent devenus indispensables. Pour mieux gérer ses communications de groupe, le service de messagerie instantanée aligne les nouveautés. Et ce n'est pas forcément désintéressé...

Dans certains pays, WhatsApp est devenu un nom commun, un synonyme du SMS, qu'il a même dépassé en volume de messages échangés. Gratuit, sécurisé, présent sur tous les systèmes mobiles (on peut même l'utiliser dans son navigateur web), il est devenu un outil privilégié, particulièrement pour les communications de groupe. De quoi attirer à lui des usages professionnels ou plus formels que le seul message instantané. Ainsi, nombre d'entreprises ont leur groupe WhatsApp pour partager des infos urgentes entre leurs équipes et beaucoup d'enseignants en ont fait un point de contact plus efficace que le carnet de correspondance pour parler aux parents d'élèves.

Faire taire les bavards

Seul souci : de canal d'information, le groupe peut alors vite devenir un forum de discussion. C'est la raison pour laquelle WhatsApp vient de rajouter une fonction qui permettra de faire taire les plus bavards : désormais, les administrateurs d'un groupe WhatsApp pourront se réserver à eux seuls le droit de publier des messages. Simple, basique et efficace ! 


Il y a quelques semaines, WhatsApp avait déjà amélioré la gestion des groupes, permettant d'en afficher une description précise, de gérer les administrateurs et leurs droits, ou encore de chercher le contact d'un participant à la discussion. Surtout, pour éviter le spam (ou les amis un peu intrusifs), on peut désormais demander à ne plus être ajouté à un groupe que l'on a déjà quitté.  

Si WhatsApp soigne les groupes de discussion, ce n'est pas seulement pour des raisons d'ergonomie. Le service, vendu en 2014 à Facebook plus de vingt milliards de dollars, n'a toujours pas trouvé son modèle économique. Les fondateurs, qui avaient toujours refusé la publicité dans leurs applications, ont aujourd'hui quitté l'entreprise. Et si recevoir des publicités ciblées au cœur d'une conversation privée serait probablement vécu comme trop intrusif par la majorité des internautes, il n'en va pas de même dans des groupes de discussion. Il y a là en tout cas une piste de réflexion pour Facebook qui justifie que l'on soigne un usage qui pourrait être monétisé un jour. 


Difficile en tout cas de ne pas l'imaginer devant un succès qui peut étonner, même chez Facebook où l'on est pourtant habitué aux grands nombres. En septembre dernier, WhatsApp annonçait avoir passé le cap du milliard d'utilisateurs quotidiens, qui s'échangent plus de 55 milliards de messages par jour. Un fleuron pour Facebook, son propriétaire, qui, avec Messenger et Instagram, détient quatre des cinq applications mobiles les plus téléchargées.

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