TEST - Parrot Bebop : le drone parfait pour immortaliser vos vacances comme jamais

High-tech

DRONE - Envie de vous amuser cet été (et même après) ? De filmer et de prendre des photos avec un angle inhabituel ? C'est peut-être l'occasion de s'équiper d'un drone. Metronews a testé le Bebop. Verdict.

Marre de ces banales photos de vos pieds sur le sable ou encore de cette mer radieuse prise en bord de plage ? Si vous voulez pimenter vos vacances cet été, pourquoi ne pas passer par la case drone ? Metronews a testé pour vous le Bebop de Parrot, qui filme en 1080p et se commande via son smartphone ou sa tablette. A 499 euros, c'est du sérieux. Cela mérite-t-il un tel investissement ? On vous dit tout.

On a aimé

Une prise en main relativement facile
Pour qui n'a jamais touché un drone de sa vie, le démarrage d'un tel appareil peut-être intimidant. Mais Parrot a facilité les choses : la gestion de l'appareil via sa tablette ou son smartphone (Android et Apple) est relativement simple. On privilégiera la tablette pour son écran plus vaste et donc plus simple pour gérer les différentes options tout en visualisant ce que filme le drone (il peut s'éloigner à 300 mètres, voire 2 km avec la télécommande optionnelle Skycontroller). Le Bebop est en effet doté d'une caméra Full HD 1080p (objectif de 14 Mpixels, f/2.2, angle de vue à 180° et 4 Go de stockage interne soit environ 20 minutes de vidéo). Autre bon point : il possède un mode "retourner à la maison qui le ramène à soi automatiquement et, quand le drone a le malheur de tomber de manière abrupte ou d'accrocher une branche, l'appareil se met à émettre un petit bip pour qu'on puisse le retrouver plus facilement. Testé et approuvé !

 Des vidéos bluffantes grâce à une excellente stabilisation
La stabilisation gérée de manière autonome par le Bebop s'est révélée extrêmement efficace. Les vidéos réalisées à l'aide de ce drone se sont révélées extrêmement douces (on a souvent l'impression d'un travelling) et ce, même si les conditions extérieures ne s'y prêtent pas toujours. Nous avons eu l'occasion de tester l'appareil par une journée assez venteuse en bord de mer. Si effectivement le drone s'est fait "embarquer" à quelques reprises, l'image reste malgré tout totalement exploitable… jusqu'à l'atterrissage pas vraiment sollicité.


 Des accessoires assez peu chers
Malgré une assistance assez efficace au pilotage de l'appareil, une période d'apprentissage demeure. Et qui dit tâtonnements, dit aussi quelques "accidents". Heureusement, le drone Bebop de Parrot est prévu pour. Il est doté de plusieurs éléments en polypropylène expansé (notamment une carène à utiliser pour les vols intérieurs et les premiers vols extérieurs). Ceux-ci sont là pour amortir les chocs et prendre les coups sans que le drone ne souffre. Bonne nouvelle, il est possible, via le site de Parrot, de commander ces accessoires à des prix très honnêtes (20 euros pour une nouvelle carène, 10 euros pour un kit de 4 nouvelles hélices en plastique, etc.). Alors que souvent les accessoires optionnels sont hors de prix chez les constructeurs high-tech, il faut soigner l'effort en la matière.

On n'a pas aimé

 Une autonomie limitée
Le drone est vendu avec deux batteries. Chacune lui permet de voler un peu plus d'une dizaine de minutes. C'est suffisant au début, quand on apprend à manipuler l'engin mais cela peut s'avérer vite limité par la suite quand on décide de filmer une zone plus éloignée ou de faire plusieurs passages au-dessus d'un groupe d'amis sportifs (volontaires).

► Quelques dysfonctionnements avec le WiFi
La liaison entre le drone et sa tablette ou son smartphone s'effectue via un système WiFi point à point (généré par le drone lui-même). Pratique, mais nous avons constaté à deux-trois reprises une perte du signal… et la difficulté derrière pour reconnecter l'application avec le signal WiFi revenu. Sans doute une mise à jour du firmware corrigera-t-elle ce bug qui peut se révéler assez périlleux quand cela survient en plein vol.

► Gare au vent
Nous avons testé l'appareil dans des conditions "un peu limites". A savoir, non loin de la mer mais sans être sur une plage, une journée avec un peu de vents et - par moments - quelques bonnes bourrasques. Force est de constater que l'appareil - très léger (400 g) - résiste mal dans ces conditions et peut très vite se laisser embarquer. Il se met alors en mode "Emergency" et tombe (parfois de haut) pour retrouver le sol au plus vite. Nous avons pu le voir dériver de plusieurs dizaines de mètres et finir sa course dans des branches malgré une certaine "distance de sécurité". L'appareil n'a pas souffert, le polystyrène, si.

VERDICT
Malgré quelques petits inconvénients, le drone Bebop de Parrot se révèle tout à fait séduisant à l'usage. Très ludique, il permet d'obtenir une vision totalement atypique de son environnement. Un vrai plus quand on est en vacances ( mais attention à respecter la législation ). On apprécie sa relative simplicité d'utilisation (après une phase d'apprentissage un peu périlleuse) et la possibilité de commander des accessoires de rechange à prix corrects. Sans surprise, l'appareil se révèle bien plus facile à piloter à l'aide de la télécommande Skycontroller dotée de deux joysticks ultra-précis. En bundle, cela porte alors le prix à 899 euros, au lieu de 499 euros vendu seul.

EN SAVOIR +
>>
Les 10 règles de pilote de drone amateur
>>
Notre dossier complet sur les drones

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter