TEST - Pebble Time, la montre connectée qui a tout compris ?

TEST - Pebble Time, la montre connectée qui a tout compris ?
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TEST - La marque américaine Pebble est un véritable ovni sur le marché des montres connectées. La dernière en date, Pebble Time, possède un écran doté d'encre électronique coloré et une autonomie de 7 jours. Metronews l'a testée.

Face aux deux géants Google et Apple, le petit poucet Pebble Technology a trouvé des arguments pour séduire les geeks. Cette marque américaine qui s'est lancée en 2012 à l'aide du financement participatif sur Kickstarter, a su se démarquer grâce à son système d'exploitation maison et des caractéristiques assez uniques sur le marché des montres connectées.

L'écran de ses montres n'est pas un LCD classique mais il est doté de la technologie ePaper utilisant l'encre électronique comme les liseuses (encre de couleur pour les derniers modèles) ce qui lui permet d'afficher sept jours d'autonomie contre une seule journée pour la concurrence. Autres atouts : l'accessoire est étanche, fonctionne avec des smartphones Android et iOS (Apple) et affiche l'heure en permanence à l'écran.

Metronews a testé le dernier modèle en date, la Pebble Time et vous livre son sentiment :

Un design original, une taille réduite
Avec ce look, ça passe ou ça casse. Soit on aime l'originalité du design des Pebble, leur côté un peu Lego avec l'usage du plastique et des couleurs, soit on trouve le tout un peu trop "cheap" à son goût. Mais on ne peut que s'accorder sur un point : la Pebble Time fait partie des montres connectées les plus compactes du marché. Bien plus fine que la plupart des modèles concurrents (même l'Apple Watch), elle peut être portée sur un poignet fin sans jurer et passe relativement inaperçu à côté d'une montre classique. En outre, elle est étanche (jusqu'à 30 mètres) et particulièrement légère (42,5 g).

 Une autonomie record
Pour une montre connectée, sept jours d'autonomie c'est un peu le Graal. Actuellement, les principaux modèles sur le marché tiennent en moyenne une journée, parfois deux si l'utilisation est modérée. Grâce à son écran ePaper, la Pebble Time tient sans difficulté quasiment la semaine (6 jours dans notre cas). Lors de nos tests, cela s'est confirmé et se révèle bien confortable : il n'est plus nécessaire de penser à le reposer sur sa base tous les soirs mais seulement une fois le week-end.

 Un écran étonnant mais convaincant
De prime abord, l'affichage ePaper de la Pebble Time sur son écran de 1,25 pouce (3,2 cm) est déroutant. On a l'impression de se retrouver avec une montre des années 80-90 au poignet car les pixels sont visibles à l'œil nu (définition de 168 x 144 pixels). D'ailleurs, Pebble en joue et affiche des icônes très pixelisées pour ses menus.

A l'usage, ce système d'affichage - qui intègre 64 couleurs - se révèle bien pratique. Pouvoir consulter l'heure à tout moment sans devoir tourner le poignet et surtout sans tirer sur la batterie est un plus. Et quand la luminosité diminue, un léger rétro éclairage permet de continuer à utiliser la Pebble. Certes, la qualité affichée est moindre que dans le cas des écrans LCD classiques mais elle est suffisante dans la plupart des usages. Autre petit bémol : l'écran n'est pas tactile mais se manipule à l'aide de quatre boutons.

 Un système d'exploitation "maison"
Pas d'Android Wear (et évidemment pas de Watch OS d'Apple) dans ce modèle. Depuis le tout début, Pebble Technology a développé son propre environnement en se basant sur un OS open source. On y navigue à l'aide de quatre boutons, un sur la tranche gauche (pour revenir à l'écran d'accueil) et trois à droite. Ceux-ci sont particulièrement instinctifs : celui du haut pour "remonter le temps" ou aller en arrière, celui du bas pour avancer et celui du milieu pour valider.

L'organisation générale des fonctions et les systèmes de menus se sont révélés relativement simples d'utilisation. Même sans mode d'emploi, il est possible de naviguer entre les différentes options facilement et instinctivement. De bas, hors application téléchargée, elle propose une fonction réveil (normal pour une montre, nous direz-vous), les notifications déportées de son smartphone (SMS, applis, mails…) et la gestion du contrôle de la musique lue sur le téléphone (que ce soit votre bibliothèque ou les services de streaming par abonnement). En revanche, aucun compteur de pas, par exemple, n'est proposé en natif. Dommage.

 Un choix correct d'applications
Pour tirer pleinement parti de la Pebble Time, il faut bien évidemment télécharger des applications complémentaires. Les développeurs doivent porter leur service spécifiquement sur l'environnement Pebble, en plus d'iOS et Android. Le magasin d'applications n'est donc pas aussi fourni que la concurrence. Néanmoins, on retrouve les applis incontournables comme celles de sport et les traqueurs d'activité (Up, Misfit, Runtastic, Runkeeper…) mais aussi TripAdvisor, Paypal, Evernote, Yelps ainsi que de nombreux jeux.

POUR ALLER PLUS LOIN >>  La Pebble Time sur le site du constructeur

BILAN
Vendue au prix de 249 euros, la Pebble Time se révèle particulièrement attractive. Pas "prise de tête" au quotidien (bonne autonomie, étanche et robuste), elle est compatible avec les deux standards du marché (Android et iOS) permettant ainsi de continuer à l'utiliser même si on bascule d'une marque à l'autre. Le magasin d'applications est suffisamment fourni, sans être immense, pour répondre à la plupart des besoins. Reste son look discutable et son écran ePaper qui ne plairont pas à tous. Les adeptes du métal attendront l'automne pour le lancement de la Pebble Time Steel (boîtier acier), financée en Kickstarter, et qui affichera dix jours d'autonomie. Le prix devrait être compris entre 300 et 350 euros pour ce modèle.

EN SAVOIR +
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