The Division : le jeu à côté duquel vous ne devez pas passer

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DECOUVERTE - Sorti le 8 mars, The Division a signé le meilleur démarrage d'un jeu Ubisoft en 24 heures. Un succès mérité pour un jeu haletant et ultra-réaliste qui met chacun face à un New York post-apocalyptique. Voici nos arguments pour vous convaincre de rejoindre la Division.

Parce que le scénario est génialement flippant

La force de The Division, c'est sa crédibilité. Oui, il est possible de ravager New York avec une simple attaque biologique. Le coup de la transmission du virus par les billets de banque lors du Black Friday, jour faste pour les transactions en cash, est juste brillant. C'est peut-être aussi - et c'est l'un des rares points rassurants- la façon la plus compliquée d'y parvenir et donc la moins plausible. Ouf, un peu de répit ! Pour le reste, l'effondrement des infrastructures et de la société, la ville à la merci des pilleurs : tout cela serait hautement probable à en croire les spécialistes des situations de crise. Et quelques jours suffiraient. "C'est le problème des sociétés modernes ultra-reliées entre elles, nous explique Nafeez Ahmed, chercheur anglais spécialiste des crises sociales et auteur d'un Guide d'utilisateur des crises de civilisation. Une ville comme New York brasse des centaines de milliers de personnes chaque jour, qui repartent en avion à l'autre bout du monde. Une pandémie deviendrait rapidement planétaire."

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"The Division", une expérience unique de jeu dans un New-York décimé

Parce que la reconstitution de New York est juste bluffante

Pour plonger les joueurs dans leur univers, les équipes ont recréé un New York plus vrai que nature. On y reconnaît Time Square, le Flatiron Building, les rues de Manhattan et même les plus gros centres commerciaux. Ceux qui connaissent Big Apple pourront quasiment y retrouver à leur place un panneau, une poignée de porte d'immeuble... Pour donner encore plus de vie et de réalisme à leur ville, les créateurs de The Division ont donné toute liberté à un groupe d'artistes street art d'orner les murs de leur "New York". Les retrouver est une partie de plaisir dans ce musée à ciel ouvert. Manhattan a quasiment été recréé à l'échelle. Ceux qui connaissent la ville ne seront pas dépaysés et retrouveront même bon nombre de repères tant le souci du détail a été poussé à son maximum par les équipes.

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The Division : quand réalité et virtualité se confondent dans les rues de New York

Parce qu'il y a de quoi s'occuper

Maintenant que le chaos règne, à vous de jouer ! Vous êtes un agent de la Division, un groupe dormant de civils entraînés pour agir quand plus aucune autorité ne le peut. Vous allez devoir ramener l'ordre dans les rues de Manhattan en reprenant des lieux occupés par les factions ennemies. Seul ou au sein d'une équipe, il vous faudra jouer autant de vos talents de flingueur que de votre sens stratégique. Les missions sont nombreuses, à choisir en fonction de vos appétences (médicales, technologiques, sécurité). Du haut des bâtiments au métro en passant par les égouts et les monuments officiels, votre terrain de jeu est sans limite. Le tout sans oublier la Dark Zone, zone de multi en ligne.

Parce que la liberté et le mélange des genres vont séduire tous les joueurs

Indéniablement, The Division marque l'entrée dans une nouvelle ère du jeu vidéo. Peut-être pas encore pour l'ensemble du marché, mais pour Ubisoft, très probablement. Il y aura un avant et un après The Division pour l'éditeur français, surtout une année marquée par l'absence d'un prochain jeu Assassin's Creed. L'opus d'Ubi Montréal revendique trois pilliers très clairs : un jeu de tir à la 3e personne; un jeu de rôle (RPG) où vous pourrez à loisir customiser votre personnage, votre équipement, choisir la façon dont vous aborder vos quêtes, votre stratégie; un large au monde ouvert qui vit et où chaque détail compte. Le tout créé une atmosphère très personnelle et extrêmement immersive. De plus, vous aurez une totale liberté d'action et de choix. Votre héros sera une héroïne avec tatouages et lunettes de soleil en plein hiver ? Aucun problème. C'est son expérience, ses atouts et points forts que vous allez soignement sélectionner et améliorer qui compteront. Chacun son style, plus bourrin ou fin stratège, sans jamais être pénalisé. Et puis, allez où vous voulez ! Pas de cadre figé, d'ordre de jeu linéaire, mais une véritable progression dans l'histoire. Parlez aux passants, aidez-les. Rien n'est totalement anecdotiques dans The Division.

Parce que la Dark Zone...

Qu'on en aime ou pas le principe, elle ne laisse pas indifférent. Positionnée au coeur de la carte, sans transition, on y va si on veut et on n'est nullement pénalisé si on passe son tour. Une fois dedans, elle va tenir en haleine les adeptes des jeux de tir en ligne et ceux en quête d'adrénaline. Zone de quarantaine abandonnée, elle regorge de butins (armes, équipements, gadgets, aides en tous genres...). Et forcément, nombreux sont ceux qui convoitent ses trésors. Si vous ne serez jamais obligés de vous y rendre, vous avez beaucoup à y gagner et à en extraire en vous y rendant. Mais aussi beaucoup à perdre. A commencer par vos nerfs. C'est une aire de jeu sous tension où vous devez sentir dans quel camp se trouve l'agent face à vous. Va-t-il vous descendre ou vous aider ? Vos réflexes et votre sens tactique vont être mis à rude épreuve.

Parce que les ennemis ont une sacrée gueule

Les quartiers Big Apple sont occupés par une pléiade d'ennemis. La palme du réalisme glaçant aux Rikers, des prisonniers qui ont profité du chaos général pour s'évader de la célèbre prison de Rikers Island. Barbares, violents, ces criminels notoires veulent se venger de la société qui les a enfermés. Et pour cela, ils sont prêts à tout. En plus des traditionnels casseurs, désorganisées et anarchiques, que ces situations mettent toujours en lumière, on trouve les Nettoyeurs. Las de l'incapacité des autorités à faire respecter l'ordre et bloqués dans la zone de quarantaine, ces anciens pompiers et employés de la ville ont décidé de faire la loi par eux-mêmes, à coup de lance-flammes afin d'éliminer toutes traces du virus. La zone de quarantaine vidée de toute autorité, des militaires dissidents ont également pris possession des rues pour faire régner leur Order (Last Man Battalion).  

Parce que le jeu va s'enrichir (en partie) gratuitement

Dès le mois d'avril, des mises à jour gratuités sont prévues. Elles incluront de nouvelles caractéristiques et de nouveaux défis. Cela se fera donc sous la forme de missions quotidiennes et hebdomadaires, d'événements spécifiques à la Dark Zone. Attendez-vous à une nouvelle mission spéciale co-op face à des ennemis invisibles avec commerce de butin possibles entre joueurs. Trois extensions payantes sont annoncées, mais incluses dans le Season pass ou les éditions spéciales du jeu.

Parce qu'il faut s'amuser à retrouver les Easter Eggs

Ubisoft n'a pas manqué l'occasion de faire des clins d'oeil à ses autres titres et s'est même dénoncé sur Twitter en invitant les joueurs à trouver le poster de For Honor, prochaine grosse production maison. D'autres clins d'oeil à la série Breaking Bad, à Batman, aux Tortues Ninja ou The Last of Us ont été retrouvés par le site Gameblog. A noter aussi que chez Ubisoft Annecy, on s'est bien amusé aussi. Responsable de l'animation des civils, le studio savoyard a "virtualisé" certains de ses employés dans le jeu. Ainsi vous pourrez croiser quelques développeurs notamment dans la base des opérations parmi les agents comme les marchands.

Alors pourquoi on a adoré ? Parce que...

- Le jeu est génial ! C'est un argument des plus subjectifs, mais un constat indéniable après plusieurs heures manette en mains. On n'a jamais l'impression de tourner en rond, toujours des choses à faire. Vous n'êtes pas un as du tir ? Aucun souci, vous pourrez apprécier le jeu tout autant. Vous préférez y aller en force et enquiller les missions sans réfléchir ? Vous êtes aptes au service aussi.

- Par sa structure et son atmosphère, The Division va indiscutablement bouleverser la façon de concevoir les jeux vidéo. Chacun s'accapare l'univers et l'histoire, une liberté totale de mouvement, la dernière perle d'Ubisoft remplit toutes les attentes qu'on avait placées en elle. Et plus encore ! Nous étions particulièrement inquiets de la somme d'informations qui allait s'afficher à l'écran entre les zones de mission, les points clés, le tracé, les contacts à aller rencontrer, les informations à foison sur le personnage... Tout est plutôt fluide et clair comme de l'eau de roche. On progresse à pas feutrés et on en redemande. Et il faut avouer qu'à plusieurs, le jeu prend toute sa dimension, à chacun ses atouts et son style.

Oppressant et stressant à la fois. Le message du jeu en est également la meilleure des préparations à la survie en de telles circonstances. C'est sans doute pour cela qu'Ubisoft et le studio Massive à l'origine du jeu n'en ont jamais trop fait ni dans la démesure. La sobriété est la meilleure arme. Un véritable coup de cœur !

On lui pardonnera...

- le menu un peu compliqué à saisir au début

- le choix du personnage minimaliste dans sa customisation. On est loin de la conception du personnage poussée à l'extrême d'un Fallout 4

- D'être obligé d'avoir une connexion internet et un abonnement pour pouvoir créer sa propre Division avec ses potes. Dommage !

TOM CLANCY'S THE DIVISION - Un jeu Ubisoft disponible sur Xbox One, PlayStation 4 et PC - PEGI 18

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