Tinder : pour draguer des profils trop biens pour eux, ils cherchent les failles de l'algorithme

Tinder : pour draguer des profils trop biens pour eux, ils cherchent les failles de l'algorithme
High-tech

RACCOURCI - Pour court-circuiter les algorithmes de Tinder, qui a tendance à naturellement rapprocher ses utilisateurs selon des critères de popularité, et donc de beauté plastique, des petits malins ont trouvé la parade. Des astuces de "Tinder hacking" aux résultats cependant hasardeux.

Avec ses dizaines de millions d'utilisateurs, Tinder est devenu en quelques années la plus grande des plate-formes de rencontres. Un terrain de chasse où tous ne sont pas égaux. Avec, pour une fois, avantage aux filles, bien plus courtisées que les garçons pour qui la concurrence des "likes" est sauvage.

Une concurrence acharnée qui découle de deux statistiques parlantes : 75% des utilisateurs sont des hommes tandis que les filles reçoivent vingt fois plus de "likes" que les garçons. Pour faire mentir les statistiques, il faut comprendre comment fonctionne précisément l'algorithme de "matching" de l'application, sur quels critères il vous montre un profil plutôt qu'un autre. Sur le papier, c'est impossible puisque Tinder ne publie pas ses secrets de fabrication. Enfin presque...

Comme aux échecs

En fait, sur Tinder, tout le monde a une note. Son existence n'est pas un secret, mais vous ne pouvez pas y accéder. Tinder s'en était expliqué il y a quelques mois, pour détailler -au moins un peu- comment ils notaient ses propres utilisateurs. Le principe est simple, c'est celui de l'ELO, la notation des joueurs d'échecs. Eux ont un score qui augmente quand ils battent de bons adversaires. A contrario, ce score baisse quand ils sont battus par ceux dont l'ELO est inférieur au leur. 

Sur Tinder, pas d'échecs, juste des "swipes" à droite ou à gauche, selon qu'un utilisateur aime votre profil ou pas. Si vous recevez des "likes" de profils qui ont une note haute, votre note à vous grimpera et l'application vous montrera d'autres profils bien notés. À l'inverse,  ne recevoir des "likes" que de la part de profils mal notés fera baisser votre note. Logique. Dans la pratique, et sans surprise, la note et le physique sont très sérieusement corrélés. 

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Aux débuts de Tinder,  une première génération de petits malins avaient trouvé un moyen de maximiser leurs chances : effectuer un "swipe" vers la droite sur tous les profils s'affichant dans l'app. La drague, version spam, comme si vous remontiez les Champs-Élysées en demandant à chaque inconnu(e) si il ou elle voulait aller boire un verre. Une approche statistique de la séduction à laquelle Tinder a mis un holà rapide. Agir de la sorte ferait aujourd'hui baisser votre note, en dessous même de son niveau naturel. 

Mais si l'algorithme a évolué, les astuces pour le déjouer aussi. D'autres petits malins ont donc dévoilé leurs techniques. Ainsi, si vous n'êtes pas satisfait des profils que Tinder vous propose, n'hésitez pas à repartir de zéro. Vous tirerez ainsi avantage d'un détail qui n'a rien d'un bug. Sur Tinder, personne ne part de zéro, chaque nouveau compte démarre son existence avec un score assez haut. De quoi vous permettre de croiser des profils mieux notés que la moyenne. Attention cependant : Tinder semble voir d'un mauvais œil ces comptes qui tentent un nouveau départ. Pour créer un profil vraiment nouveau, ne le reliez pas au même numéro de mobile ou au même compte Facebook que le précédent, par exemple, sous peine de risquer de vous voir banni. Ou alors, attendez trois mois entre la fermeture de l'ancien compte et l'ouverture du nouveau, le temps que le service ait "oublié" votre ancien compte. Et profitez-en pour changer de photo.

Choisir son meilleur profil

Si vous ne voulez pas aller jusqu'à ce "Tinder-hacking", mais que vous voudriez améliorer vos chances de rencontres, les conseils qui restent tiennent du simple bon sens. Commencez par choisir la meilleure photo que vous avez de vous, bien éclairée, valorisante, dans un environnement coloré et lumineux, bien cadrée, et prise un jour où vous aviez bonne mine. Si vous doutez de vos clichés, prenez-en de nouveaux. Et s'il vous faut un avis sur vos clichés, des applications peuvent vous aider. C'est le cas de Photofeeler, un site gratuit qui donne une note à vos photos, sur les critères que vous venez de lire ci-dessus, mais aussi sur d'autres. De quoi départager vos plus beaux selfies, ou au contraire mettre de côté des photos plutôt "fausse bonne idée".

Aujourd'hui, des dizaines de sites promettent -contre rétribution- de vous apprendre les secrets qui feraient de vous un "Tinder-hacker". Vidéos en ligne par centaines, formations en ligne, tout existe, si l'on y met le prix, sans aucune garantie de succès. Des sites comme Vidaselect promettent même de se charger de la gestion de votre compte, des likes, des envois de message, ils calent même vos rendez-vous pour vous ! Si Tinder fait tout pour décourager ce genre de trucs et astuces, ce n'est pas juste pour préserver la pureté de son système de notation. L'entreprise vend en effet des "Super Likes" pour permettre à ses utilisateurs de sortir du lot et des abonnements "Tinder Gold" qui permettent d'émerger parmi les meilleurs profils de l'endroit où vous vous trouvez, pendant une demi-heure, une fois par mois. Pas question donc de trouver des moyens détournés et gratuits d'arriver au même résultat.

En fait, ce qui fera remonter votre note, vos "likes" et vos chances de rencontres sur Tinder, ce sont surtout des astuces qui multiplieraient les interactions, l'application semblant favoriser les profils réellement actifs. Cela veut dire non seulement envoyer des "likes", mais aussi démarrer la conversation avec les profils sur lesquels vous faites un "swipe" droit, par un simple commentaire. Évitez d'être durablement inactif dans l'application, qui préfère mettre en avant des utilisateurs plus présents. 

Bonne chance, et si vous avez des trucs et astuces pour vous jouer de l'algorithme de Tinder, écrivez-nous.

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