Une carte vitale biométrique anti-fraudes, l'idée très compliquée des sénateurs LR

Une carte vitale biométrique anti-fraudes, l'idée très compliquée des sénateurs LR
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BIOMETRIE - Une proposition de loi (LR) en faveur de la mise en place d’une carte Vitale biométrique va entrer en discussion publique au Sénat le 31 mai prochain. Objectif : lutter contre les fraudes aux prestations.

Une carte vitale biométrique contre les fraudes à la sécurité sociale ? L’idée ne date pas d’aujourd’hui. Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidentielle, l’avait même soutenue en 2012 au micro de RMC. Le 31 mai prochain, une nouvelle proposition de loi, déposée en octobre 2015 par le groupe Les Républicains, entrera en discussion publique. Elle suggère de nouveau la mise en place d’une carte vitale biométrique pour lutter contre les fraudes à la Sécurité sociale .

Pour ces sénateurs, il s’agit avant tout de sécuriser ce dispositif permettant le remboursement des soins, souvent soupçonné d’être massivement utilisé à des fins frauduleuses. Si la circulation de fausses cartes vitales relève davantage du mythe, l’utilisation de vraies cartes vitales par des personnes qui n’en sont pas le titulaire apparaît, en revanche, comme une évidence. Même si  cela reste difficile à chiffrer !

Des difficultés pratiques

Leur proposition ? Inclure dans la puce les données biométriques du patient, comme ses empreintes digitales. Le hic : cela n'a véritablement d'intérêt que si ces informations sont vérifiées au moment de son utilisation, pour éviter toute usurpation d'identité. Pour y remédier, les sénateurs (LR) suggèrent d’autoriser l’accès aux agents chargés des contrôles à une partie des informations détenues par les fournisseurs d’accès à internet (FAI), ainsi qu’aux fournisseurs d’eau, d’électricité ou de gaz, relève le site NextInpact .

La carte vitale "que nous utilisons actuellement comporte de nombreuses failles. Parmi celles-ci, le surplus de cartes en circulation en comparaison du nombre de potentiels bénéficiaires et le manque d'informations sur les prestations et aides perçues par le titulaire", expliquent les auteurs du texte. Toutefois, les freins à une telle mesure sont nombreux. Si l'on peut imaginer des lecteurs d'empreintes digitales dans les hôpitaux, la solution semble toutefois utopique dans les cabinets de médecin. En plus, le recueil des empreintes serait très coûteux.

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