Une ONG accuse Facebook de complicité avec le Hamas et réclame 1 milliard de dollars de dommages et intérêts

Une ONG accuse Facebook de complicité avec le Hamas et réclame 1 milliard de dollars de dommages et intérêts
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RESEAU SOCIAL - Des familles israéliennes et américaines reprochent au réseau social de permettre au Hamas d'utiliser ses services. Elles ont engagé, ce lundi 11 juillet, une action en justice et réclament un milliard de dollars de dommages et intérêts au géant du web.

Accusé de complicité avec le Hamas par des familles américaines et israéliennes, ayant perdu des proches lors d’attaques menées par des militants palestiniens, entre 2014 et 2016, Facebook pourrait être condamné à verser pas moins d’un milliard de dollars (905 millions d’euros) de dommages et intérêts.

Ce lundi, une plainte a été déposée à New York par l’Organisation non-gouvernementale Shurat Hadin. Cette action en justice, pour le moins inhabituelle, fait suite à une série d’attentats, qui a déjà causé la mort de quatre Israélo-Américains et d’un Américain tués depuis début octobre.

Concrètement, les plaignants reprochent au réseau social d'avoir "sciemment fourni un soutien matériel et des ressources au Hamas (...), facilitant la capacité du groupe terroriste à communiquer, recruter des membres, préparer et lancer des attentats, et semer la peur chez ses ennemis".

Une violation de la loi anti-terroriste américaine

Ces série d'attaques, qui auraient coûté dans le même temps la vie à 214 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Érythréen et un Soudanais, s’inscrit dans le contexte tendu qui oppose les deux camps, depuis plusieurs mois à Tel Aviv, Jérusalem, ainsi que dans les territoires occupés, en Cisjordanie.

L’ONG Shurat Hadin accuse Facebook de mettre sa plate-forme de communication à disposition du Hamas, en violation de la loi antiterroriste américaine, qui interdit pourtant aux sociétés américaines de fournir un soutien matériel à des groupes désignés comme terroristes.

Facebook n'a pas encore réagi à cette plainte

Le but de cette plainte, explique Nitsana Darshan-Leitner, directrice de Shurat Hadin, est de forcer Facebook à durcir ses règles en frappant le groupe américain au portefeuille. Le réseau social n’a pas réagi à l’ouverture de cette action en justice, ajoutant qu’il n’avait pas été notifié de son contenu jusqu’à présent.

Dans un communiqué posté sur son blog, le groupe américain a tenu à préciser qu’il n’y a pas de place pour les contenus encourageant la violence, les menaces directes ou la haine sur son réseau et rappelé que ses utilisateurs pouvaient dénoncer les contenus dont ils croient qu’ils violent nos normes.

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Vers une loi anti-Facebook en Israël ?

En juin dernier, les ministres israéliens de la Justice et de la Sécurité intérieure avaient annoncé qu’ils comptaient faire évoluer la législation afin de rendre illégale la diffusion de contenus inappropriés, comme l’apologie du terrorisme par exemple. Cette législation pourrait amener Facebook et Google à rendre des comptes aux futurs plaignants.

Le porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri, a accusé quant à lui Israël de vouloir transformer le réseau social en dispositif d'espionnage contre les Palestiniens. Selon lui, ce procès est une tentative d'Israël de faire chanter Facebook. Ce dernier s'est justifié début juillet en mettant en avant sa politique de signalement des contenus abusifs.

Le père d'une victime du Bataclan a porté plainte

Ce n’est pas la première fois que les géants d’internet sont pointés du doigt, suite à des attentats terroristes. En juin dernier, le père de Nohemi Gonzalez, jeune Américaine tuée le 13 novembre à Paris au Bataclan, a porté plainte, accusant les réseaux sociaux d'avoir fourni un "soutien matériel" aux terroristes.

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