Vaste perquisition chez Google à Paris, dans le cadre d'une enquête pour fraude fiscale

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FRAUDE - Une enquête du parquet national financier s'intéresse à Google, dont le siège français était perquisitionné ce mardi midi. L'enjeu : le géant américain échappe-t-il illégalement à l'impôt français ?

Les locaux parisiens de Google perquisitionnés ce mardi à la mi-journée. Les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) sont chargés de mener les investigations dans le cadre d'une enquête préliminaire pour fraude fiscale, ouverte par le parquet national financier, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du  Parisien .

Le quotidien précise qu'une centaine de fonctionnaires du fisc et de la brigade de répression de la grande délinquance financière (BRGDF) sont dans les locaux de Google depuis 5 heures ce mardi matin, suite à une plainte de Bercy qui soupçonne le géant américain du numérique d'évasion fiscale. Une source proche du dossier avait indiqué en février que le fisc français réclamait 1,6 milliard d'arriérés d'impôts au géant américain.

Google échappe-t-il à l'impôt français ?

Google et d'autres multinationales américaines comme Amazon ou Facebook sont régulièrement accusées de vouloir échapper aux impôts, à la fois aux Etats-Unis et en Europe, en choisissant par exemple de s'installer dans des pays où la fiscalité leur est plus favorable, comme en Irlande, s'agissant de leurs sièges européens. Des pratiques d'"optimisation fiscale", se défendent-elles. 

Le siège européen de Google est précisément situé en Irlande, où il jouit d'une fiscalité avantageuse sur les bénéfices des sociétés (12,5%), un taux parmi les plus bas d'Europe. La filiale française de Google avait déjà reçu une "notification" de redressement fiscal par l'administration française en mars 2014, dont le montant était estimé à 1 milliard d'euros.

EN SAVOIR + >> Bercy réclamerait 1 milliard d'euros à Google

Et en juin 2011, plusieurs perquisitions et saisies avaient été réalisées dans les locaux parisiens de Google France, dans le cadre d’une enquête sur les "prix de transfert" entre la branche française de la société américaine et sa filiale irlandaise.

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