Victime d'un malaise cardiaque, son bracelet Fitbit lui a peut-être sauvé la vie

High-tech
DirectLCI
SANTÉ - Un Américain de 42 ans, victime d'un malaise cardiaque, a pu être soigné grâce à son traqueur d’activité Fitbit. Les données recueillies par ce gadget connecté ont permis à l’équipe médiale d'établir le bon diagnostic pour traiter ce patient.

Cet Américain de 42 ans peut dire un grand merci à son bracelet connecté Fitbit. Et pour cause, ce gadget connecté, censé vous aider à faire davantage d’exercices physiques, lui a sans doute sauvé la vie. Souffrant de problèmes cardiaques récurrents, ce quadragénaire, qui vit dans le New Jersey (Etats-Unis), a été victime d’un grave malaise.

Transporté dans un état critique aux urgences, il a pu être sorti d’affaire par les médecins du centre médical Notre-Dame de Lourdes à Camden qui, grâce aux données collectées par son bracelet Charge HR de Fitbit, ont pu établir le bon diagnostic, rapporte la revue médicale Annals of Emergency Medicine , qui relate le cas de ce patient.

C’est la première fois dans l’histoire de la médecine qu’un bracelet traqueur d’activité est employé de la sorte par une équipe médicale. Le patient souffrait de fibrillation auriculaire, une affection bénigne qui a pour effet d’accélérer le rythme cardiaque et de faire battre le cœur de manière irrégulière.

Une marge d'erreur de plus ou moins 15%

En analysant les données cardiaques du bracelet connecté accroché à son poignet, les médecins ont pu déterminer qu’il ne s’agissait pas d’une affection chronique. Une information, pour le moins, cruciale. Dans le cas contraire, le traitement employé pour soigner le patient, une cardioversion électrique (un choc électrique de forte intensité), aurait pu déclencher éventuellement un accident vasculo-cérébral chez ce dernier.

Très peu de médecins utilisent de nos jours les données recueillies par les bracelets et autres montres connectés. Or, comme le prouve l’histoire de ce patient, ils peuvent se révéler très utiles pour surveiller les signes vitaux des patients. Reste une question : celle de la précision des données. En effet, les fabricants, eux-mêmes, admettent une marge d’erreur de plus ou moins 15%. Prudence, donc… Inutile de déranger votre médecin pour rien !

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter