VIDÉO - Tourner des vidéos plus "pro", à des prix d'amateur

High-tech

C'EST POUR DEMAIN - Si nos smartphones ont pour l'essentiel remplacé appareils photo compacts et caméscopes, il est encore des choses qu'ils ne savent pas faire. Coup d'oeil sur deux caméras aux images toujours stables, et à un micro-cravate pensé pour la génération Youtube.

Votre smartphone est formidable. Il sait tourner des vidéos à tout moment, dans une qualité devenue impressionnante, et de plus en plus souvent en 4K. Que demander de plus ? Peut-être des images plus stables, et plus créatives. Si l'essentiel des smartphones de génération récente embarquent des fonctions de stabilisation d'image pour éviter les photos bougées et les vidéos qui tremblottent, rien ne remplacera une vraie caméra stabilisée.

C'est le crédo de DJI, le géant du drone qui produit aussi des caméras stabilisées ou des stabilisateurs pour smartphone, et qui a sorti à l'automne son Osmo Pocket, une toute petite caméra, qui tient vraiment dans la poche, peut tourner ses images connectée ou non au smartphone, grâce au tout petit écran qui permet de mieux contrôler son cadre. À l'usage, la simplicité impressionne, on peut vraiment dégainer l'appareil et tourner en quelques secondes, des images toujours stables, que l'on tourne devant soi ou en mode 'selfie', auquel cas le système reconnaîtra votre visage et fera en sorte de toujours vous placer au centre du cadre.

Panneaux, Timelapse, ralentis, et mode créatifs

Utilisé connecté au smartphone, la caméra gagne de nouvelles possibilités, comme des 'timelapse' accélérés pris en quelques minutes, la caméra balayant la scène exactement là où vous l'avez décidé. Même de nuit, les résultats sont payants. L'Osmo Pocket embarque aussi des modes de tournage plus animés, pensés pour alimenter vos stories sur Instagram et ailleurs. Alors certes, elle n'a pas la qualité d'image plus exigeante de ses grandes soeurs, mais pour trois cent euros environ, on a bien l'impression que DJI a réinventé le caméscope.

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Autre spécialiste de la vidéo mobile : GoPro, qui sort la septième génération de son action cam, la Hero7. Même format que les précédentes, c'est ici à l'intérieur que tout a changé. 4K, modes créatifs, mais surtout une performance technique impressionnante : ici aussi, les images ont gagné en stabilisation, à l'égal de caméras à objectif stabilisé sinon qu'ici, tout se passe dans l'électronique de la GoPro, capable de traiter en temps réel les images que l'on tourne pour que rien ne bouge, rien ne tremble. GoPro a baptisé sa technologie Hypersmooth, et c'est bien la réussité majeure de cette nouvelle génération. Comptez un peu plus de quatre cent euros pour le modèle haut de gamme.

Le son, talon d'Achille de la vidéo

Reste un problème qu'aucune de ces caméras, et qu'aucun smartphone ne saura régler seul : le son. Vous pourrez tourner les plus belles images du monde, elles seront irregardables si elles sont accompagnées d'une bande son où l'on doit tendre l'oreille, si l'on doit écouter quelqu'un parlant à cinq mètres du micro d'ambiance du smartphone, par exemple, des vidéos où l'on entend plus l'ambiance que la voix. À ce souci, la solution vient de chez les pros, avec Sennheiser, qui a lancé il y a quelques mois le Memory Mic, un micro-cravate qui intègre un enregistreur à mémoire, le tout dans un petit bloc de plastique blanc, entièrement contrôlé du smartphone. Utilisation simplissime : démarrez l'application, tournez votre vidéo, le micro se chargera d'enregistrer le son, et quand vous en aurez terminé, l'application synchronisera d'elle-même le son et l'image, pour produire une vidéo où le son ne gâchera pas la qualité de l'image. Deux cent euros environ, bien moins cher que des solutions pro, pour un résultat comparable.

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