VIDÉO - Comment la voiture autonome va révolutionner notre société

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FUTUR - Alors que des études prédisent une généralisation des véhicules autonomes dès 2025, coup d’œil sur les gagnants, et les perdants, d'une révolution annoncée.

Si l’explosion prévisible des ventes de voitures électriques va avoir des effets visibles et durables sur la pollution en ville et sur le marché de l’automobile, ce n’est encore que le premier acte d’une révolution annoncée : celle de la voiture autonome, qui elle va changer… à peu près tout le reste.


Dans ce bouleversement presque comparable à celui de la révolution automobile du XXè siècle, il y aura des gagnants, principalement vous et moi, comme usagers, mais aussi pas mal de perdants...

1 - Sans volant, plus de conducteur (logique)

Forcément, les premiers du lot, ce sont les conducteurs professionnels, taxis, chauffeurs livreurs, et conducteurs de poids-lourds. Pour repère, en France, le poids lourd c’est plus de 35.000 entreprises, qui emploient près de 500.000 personnes, essentiellement des chauffeurs. A partir du moment où l’on pourra automatiser les camions, où ils pourront rouler jour et nuit, le fret routier pourrait exploser, avec une baisse des coûts et du nombre de personnes que le secteur emploiera.

2 - Sale temps pour les assureurs

Seconde victime, tous les services qui gravitent autour de l’automobile… Si votre voiture autonome conduit seule et sait anticiper chaque obstacle, si surtout elle ne s’endort jamais au volant, respecte les limitations de vitesse, et évidemment ne boit pas, alors logiquement l’accidentologie due à l’automobile devrait s’effondrer, fini les 3500 morts annuels dus à la route. Une bonne nouvelle pour tout le monde ? Oui, bien sûr... sauf pour les assureurs. A terme, la différence en terme de sécurité est telle que certains prévoient même l’interdiction de la conduite humaine sur certaines routes.

3 - Plus de voitures qui roulent, beaucoup moins qui se garent ?

Autre business florissant sur la liste des victimes prévisibles de la voiture autonome : les parkings… Si vous n’empruntez plus que des taxis autonomes pas chers et disponibles à la demande, plus besoin de parking. Idem si vous utilisez votre voiture personnelle mais la mettez automatiquement à disposition d’autres passagers quand vous n’en avez pas besoin. Et même si vous n’êtes pas partageur, votre voiture saura désormais tourner seule dans le quartier le temps qu’il faudra pour trouver une place de parking pas chère, ou même aller chercher plus loin une place gratuite en attendant que vous ayez besoin d’elle. Tout à coup, les parkings de centre ville ne seront plus une rente de situation.

4 - Voiture personnelle : le début de la fin ?

En fait, ce que tout ça préfigure, c’est un changement de paradigme comme disent les futuristes, en clair la fin du concept même de voiture individuelle. Logique : aujourd’hui votre voiture passe plus de 90% de son temps moteur éteint, et même quand elle roule, elle n’embarque que très rarement son nombre de passager maximum… Regardez autour de vous sur la route, dans 80% des cas, dans une voiture, on ne voit que le conducteur.


Or, plus besoin d’être propriétaire d’une voiture quand vous pouvez utiliser à la demande un service automatisé où chaque course coûte le prix d’un ticket de métro. Là, l’impact le plus clair concernera les constructeurs automobiles, qui ne sont pas forcément les mieux armés pour réagir face à une telle révolution. Dans une tribune récente, Bob Lutz, un vétéran de l’industrie, ancien dirigeant de General Motors, annonce sans ambages "la fin de l’ère automobile" au profit d’une nouvelle ère de la mobilité.

5 - Une révolution à vitesse grand "V" ?

Alors, tout ça, c’est pour quand au juste ? Si toutes les voitures autonomes aujourd’hui sur les routes sont encore des expérimentations, Tesla promet que dans quelques mois, une de ses voitures de série saura, toute seule, traverser les Etats-unis d’ouest en est, et cette fois pas juste sans les mains mais sans même un conducteur au volant. Le constructeur qui rappelle que toutes les voitures qui sortent de ses usines ont déjà en standard toutes les technologies qui en feront une voiture 100% autonome, le reste n’étant qu’une question de logiciel.


Surtout, une fois que les premiers modèles autonomes seront disponibles, la tendance devrait s’amplifier à la vitesse d’un TGV. Jusque-là, les évolutions dans le transport étaient souvent conditionnées par l’infrastructure, les routes, le rail, et le reste. Des évolutions lentes qui n’ont rien à voir avec celles du secteur high-tech, où les capacités de la machine explosent pendant que les prix baissent... La courbe d’adoption de la voiture autonome ne devrait donc pas ressembler à une lente progression, mais plutôt à une flèche. En terme de rythme, cette révolution pourrait en fait ressembler un peu à celle du smartphone. 

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